Tout sur Les impromptus Jacques de Decker

Lorsque saint Paul est tombé de son cheval, il n'est manifestement pas tombé sur la tête. Bruegel a beau relativiser sa chute, en la rendant à peine visible dans son tableau, l'accident étant à peine discernable dans la foule qui l'entoure (c'est tout le relativisme bruegélien qui est à l'oeuvre, comme dans la représentation d'une autre chute célèbre, où l'on ne voit qu'un mollet pas encore englouti dans les flots de ce pauvre Icare, tandis que les laboureurs s'obstinent à remuer la terre), on peut même dire qu'il a eu l'illumination de sa vie, qui en fut par ailleurs prodigue, Paul de Tarse étant un des plus grands esprits que la Terre ait portés.