Tout sur Les coulisses de l'histoire

Les deux hommes se serrent la main, tout sourire. Sous les crépitements des projecteurs, ils viennent de signer un document historique. A gauche, Si Bekkaï, plénipotentiaire marocain. A droite, Christian Pineau, le chef de la diplomatie française. Sous les ors du Quai d'Orsay, à Paris, le Maroc vient d'acquérir son indépendance. Nous sommes le 2 mars 1956, la date est historique. Et pourtant, de nos jours, c'est chaque 18 novembre que l'indépendance marocaine est célébrée. Bizarre, non ?

C'est par une marche qu'il entend se rapprocher du pouvoir. Depuis quelques années, l'homme surfe sur les tensions ; il les attise aussi. Il dénonce le régime en place, condamne le communisme, flatte le clergé... Le propos fait mouche : au scrutin législatif de 1921, son parti obtient 35 sièges.

Il semblait avoir été conçu pour résister à tout. Aux victoires politiques comme aux défaites électorales. Aux crises gouvernementales comme aux conflits d'intérêts. Aux affaires de moeurs comme aux scandales sexuels. Aux bancs solaires comme aux implants capillaires. Cet homme politique, pourtant, n'était pas immortel.

Record battu ! Dans l'histoire du pays, jamais un gouvernement (de plein exercice) n'avait eu vie si courte. Après six jours, voilà Wilfried Martens contraint de présenter sa démission. Une surprise ? Pas vraiment. L'espérance de vie de son exécutif était brève.

A plusieurs hectomètres de la plage, un hydravion dépose quelques jolies sirènes sur un petit canoé. Les photographes ont été prévenus ; ils immortalisent l'instant. Le lendemain, les beautés se retrouvent sur du papier glacé. Car Cannes, c'est déjà du strass et des paillettes. Des vedettes aussi : Edith Piaf, Michèle Morgan, Jean Cocteau... Ils sont tous là.

On nous avait dit que c'était un malheureux accident. La faute à pas de chance... Per Hallonquist, le pilote du Douglas DC-6, n'était pas des plus expérimentés. En plus, il était fatigué. On nous avait dit aussi que la région était propice aux accidents. Qu'il y avait de hautes collines, qu'il ne fallait pas voler trop bas. Qu'une erreur de pilotage ne pardonnait pas...

"Je ne démissionnerai pas, parce que le peuple est avec moi". Il est 8 h 10 et Salvador Allende est confiant. Ou, en tout cas, optimiste. Le président chilien rassure ses compatriotes sur les ondes de la radio nationale : il ne compte pas les abandonner. Mais il est bientôt interrompu. Brutalement, une autre voix se fait entendre.

Dans deux jours, ils ont examen. Mais cet après-midi, ils sont dans leur salon. Ou sur la Grand-Place de Bruxelles. Ou ailleurs... Pas plongés dans leurs syllabi mais devant un écran. Les yeux rivés vers Paris, les étudiants du royaume sentent le souffle de l'histoire. Et ils ne sont pas les seuls.

Il est 19 heures, ce 2 juin, et la conférence est un échec. Ils n'y parviennent pas : les Six se révèlent incapables de s'accorder sur un texte. Leurs conceptions divergent trop. Que faire, alors ? Se divertir ! L'hôte italien a prévu d'emmener les négociateurs au théâtre.

La formule fait mouche. Quatre-vingts ans plus tard, on s'en souvient. Et parfois même, on l'instrumentalise. "Les Français n'ont pas voulu mourir pour Dantzig, et maintenant ils ne veulent pas perdre leur temps pour Dantzig", lâchait en 2005 l'eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski. Mais que signifient vraiment ces mots ?

L'Europe est en fête ! De quinze, elle passe à vingt-cinq. D'une ampleur inédite, cet élargissement permet de définitivement tourner la page de la guerre froide. De réunifier un continent trop longtemps divisé. De manifester la victoire de la démocratie libérale et de l'économie de marché.

En Belgique, c'est une institution. Connue de tous, jouissant d'une excellente réputation, Child Focus a les parfaits atours du chevalier blanc. Au service des disparus, aux côtés de leurs proches, la fondation lutte contre les abus et dénonce leurs auteurs. Elle forme, informe, soutient, prévient. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Child Focus est née dans un contexte de crise. A dû lutter pour s'imposer. A été largement contestée. On aurait tendance à l'oublier, mais ses débuts furent très compliqués.

A une ère où le Web n'existe pas, cela relève du miracle. Comment ce petit Indien parvint-il à tenir tête aux Britanniques ? A faire se lever son peuple ? A obtenir la reconnaissance internationale ? Eh bien, en marchant ! Mais pas seulement...

Elle est née sur les braises encore chaudes d'une révolution. On la dit libérale et moderne. Et pourtant, elle n'est pas ouverte à toutes les folies. On ne l'approche qu'avec déférence. On ne la touche qu'en de rares circonstances. Et au terme de longs préliminaires. Mieux : bien qu'elle soit majeure depuis longtemps, ses deux parents doivent marquer leur commun accord sur la chose !

Jésus était aux côtés des plus pauvres. Inlassablement, il prenait le parti des gens simples, des enfants. Rendait visite aux malhonnêtes et aux exclus. Soignait les malades et les handicapés. Par la suite, la hiérarchie de l'Eglise catholique n'a pas toujours marché dans ses pas.