Tout sur Laurent Arnauts

Me Laurent Arnauts, qui défend les intérêts du prince Laurent dans le litige opposant son client à l'Etat libyen, a tenu à dénoncer vendredi soir, par voie de communiqué, la réaction du Premier ministre Charles Michel au courrier par lequel le frère du roi Philippe demandait fin janvier au gouvernement belge d'intervenir en sa faveur afin qu'une des ses ASBL, la GSDT, récupère l'argent qu'elle avait investi en Libye, en 2008.

Dans une lettre inédite au Premier ministre, le Prince de Belgique met en demeure le gouvernement d'enfin l'aider à récupérer les 50 millions d'euros que la Libye a été condamnée à payer à son ex-asbl. Il évoque des "vautours" qui tournent autour de cette créance, accuse le ministre Reynders de le discriminer et dit redouter des rétrocommissions en Belgique... Du jamais-vu dans l'histoire de notre monarchie.

La séance de la commission spéciale de la Chambre consacrée à la dotation du Prince Laurent a finalement commencé avec une demi-heure de retard. L'avocat du frère cadet du roi, Laurent Arnauts, a d'entrée de jeu affirmé la nécessité de respecter les droits de la défense, malgré la personnalité du principal intéressé.

La Chambre connaîtra une affluence particulière ce mercredi. Elle doit se prononcer sur des faits reprochés à un membre de la famille royale, le prince Laurent, frère cadet du roi, qui pourrait perdre 15% de la dotation que l'Etat lui accorde.

L'avocat du prince Laurent a adressé un courrier vendredi matin au président de la Chambre, Siegfried Bracke, pour lui "demander de respecter les droits de la défense" en permettant à celle-ci de s'expliquer par écrit et oralement devant le Parlement, indique-t-il à Belga.

"Aucun dommage diplomatique d'aucune sorte n'a été engendré par le prince", a indiqué l'avocat du prince Laurent au Premier ministre dans une lettre, que Le Soir divulgue vendredi. Celle-ci contient l'argumentaire en défense de son client pour éviter une réduction de 10 à 15 % de la dotation de 308.000 euros du prince Laurent, tel que proposé par Charles Michel suite à des contacts non autorisés du prince, dont avec l'ambassade de Chine fin juillet.