Tout sur Koen Geens

Le Conseil consultatif de la magistrature (CCM) a déploré, dans un communiqué lundi matin, avoir été laissé hors-jeu dans le cadre de l'élaboration d'un avant-projet d'arrêté royal relatif au prolongement des délais de procédure en justice et au recours généralisé à la procédure écrite. Surtout, le CCM relève un certain nombre de réalités de terrain dont l'avant-projet ne tient pas compte. Le texte a déjà suscité de vives réactions de la part d'Avocats.be, qui regroupe les barreaux francophone et germanophone, et a fait l'objet d'une note du Conseil Supérieur de la Justice (CSJ).

La Région bruxelloise attend du gouvernement fédéral qu'il régularise le problème de la légalité des sanctions administratives communales infligées pour non respect des règles de distanciation sociale. Il s'est déjà adressé à lui en ce sens. Interrogé lundi dans "De Standaard", le ministre de la Justice, Koen Geens, a indiqué qu'il oeuvrait à une solution avec son collègue de l'Intérieur, Pieter De Crem.

Dans le monde confiné des prisons, l'angoisse grandit au fur et à mesure de l'épidémie. On recense trois cas avérés de coronavirus. Pas encore équipé, le personnel doit recevoir des masques, ces jours-ci. Le Ministre Geens s'apprête à vider un peu plus les établissements surpeuplés, en prenant des mesures de libération anticipée pour certains détenus qui arrivent à fond de peine. Enquête.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a fait preuve d'optimisme jeudi matin en n'excluant pas qu'une solution à la crise politique soit trouvée à la fin mars. A ses yeux, il existe encore une formule de coalition possible, avec des variantes.

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

Le président du CD&V Joachim Coens a rappelé mercredi, à l'issue de son audience avec le Roi au Palais de Bruxelles, la préférence de son parti pour un gouvernement fédéral disposant d'une majorité dans chaque groupe linguistique. "La confiance est en péril" avec le PS, a-t-il aussi ajouté.

"On connaît les coalitions qui ne marchent pas, voyons celles qui peuvent marcher", a déclaré le président de DéFI, François De Smet, à son arrivée au Palais royal de Bruxelles pour son audience avec le Roi. "Il y a quatre ou cinq coalitions possibles, que ce soit avec ou sans nous n'a aucune importance. C'est ce que je vais présenter au Souverain. L'équilibre à trouver sera au centre."

Le Roi achève mercredi son tour de consultation des présidents de parti après la démission précipitée du dernier chargé de mission, Koen Geens. Le processus de formation d'un gouvernement fédéral est dans une impasse. Qui sera le nouveau "missionnaire" qui héritera d'une situation politique particulièrement tendue depuis quelques jours?