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Une autorité civile chargée de piloter la transition politique au Soudan sera formée le 18 août, une étape cruciale dans ce pays gouverné durant 30 ans par un régime autoritaire et secoué ces derniers mois par une contestation populaire inédite.

Les meneurs du mouvement de contestation et le pouvoir militaire au Soudan sont tombés d'accord samedi sur une déclaration constitutionnelle, censée ouvrir la voie à une transition vers une autorité civile après des mois de protestations marqués par une répression meurtrière.

Rappel des étapes de la crise au Soudan, où les pourparlers entre les chefs de la contestation et les militaires au pouvoir ont été suspendus et les écoles fermées après la mort de six manifestants, dont cinq lycéens, lors d'un rassemblement.

Les généraux qui dirigent le Soudan et les meneurs de la contestation ont signé mercredi un accord sur le partage du pouvoir, un moment qualifié d'"historique", après des mois de manifestations marqués par la destitution du président Omar el-Béchir et une répression brutale.

Une "tentative de coup d'Etat" a été déjouée au Soudan, a affirmé jeudi un représentant du Conseil militaire au pouvoir depuis la chute d'Omar el-Béchir en avril, alors qu'un accord avec les contestataires sur la transition devait être signé dans les prochains jours.

En première ligne des manifestations antigouvernementales au Soudan on trouve des femmes devenues symboles de la révolution. L'une d'elles s'est transformée en icône et fait la une des réseaux sociaux. Elle a été baptisée "Kandaka", le titre qu'on donnait aux reines de la Nubie antique

Depuis un mois, le pouvoir soudanais est confronté à une vague de manifestations, qui s'est transformée en contestation du régime. Le point en trois questions.