Tout sur Khalifa Haftar

Trompé par les Occidentaux lors de la guerre de 2011, le président russe profite de son prestige dans le monde arabe pour s'imposer comme médiateur entre les frères ennemis Faïez al-Sarraj et Khalifa Haftar. Mais la pacification libyenne n'est pas un long fleuve tranquille.

Le Parlement turc a adopté jeudi, à 325 voix contre 184, une motion autorisant pendant un an un déploiement militaire en Libye pour aider le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'Onu, face aux forces de l'homme fort de l'est libyen Khalifa Haftar. Le président turc Racep Tayyip Erdogan a indiqué que le GNA avait demandé de l'aide à Ankara.

L'armée du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, a affirmé dimanche avoir mené un premier raid aérien en banlieue même de Tripoli, ses rivaux du gouvernement d'union (GNA) annonçant pour leur part une "contre-offensive" généralisée dans "toutes les villes" du pays.

Le président français Emmanuel Macron réunit mardi les quatre principaux acteurs du conflit libyen pour tenter d'organiser des élections et sortir ce pays de l'ornière, sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi, une initiative accueillie avec circonspection par les experts.

Les deux principaux rivaux libyens, le civil Fayez al-Sarraj et le militaire Khalifa Haftar, se sont engagés mardi en France à oeuvrer conjointement pour sortir leur pays du chaos, appelant à un cessez-le-feu et à l'organisation rapide d'élections.

Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen, a annoncé mercredi soir la "libération totale" de la ville de Benghazi des jihadistes, après plus de trois ans de combats meurtriers.

"Kadhafistes par frustration", ironise-t-on à Tripoli pour désigner ceux qui commencent à regretter l'ère du dictateur Mouammar Kadhafi, cinq ans après sa mort, dans un pays morcelé et plongé dans le chaos.