Tout sur KCE

Un nombre non spécifié de personnes continuent à présenter des plaintes trois mois après une infection à coronavirus légère, modérée ou sévère. Il est question principalement de problèmes de fatigue, d'essoufflement et de maux de tête.

Le Centre fédéral d'Expertise des Soins de santé (KCE) qui mène une méta-analyse de 71 études internationales sur le covid de longue durée, a publié une première partie de ses résultats dans lesquels il présente les mécanismes hypothétiquement impliqués dans une forme longue de la maladie. Les résultats complets sont attendus pour le mois d'octobre.

Une charge "catastrophique". Environ 200.000 ménages en Belgique sont confrontés à des frais de santé qui représentent plus de 40% de leurs dépenses totales hors besoins de base, ressort-il mardi d'un rapport du centre d'expertise des soins de santé (KCE).

Une hospitalisation en soins intensifs, "où la vie suspend son cours normal", laisse des traces, qui peuvent être durables chez certains patients, Covid-19 ou non. On parle de "syndrome post-soins intensifs", écrit dans un rapport publié jeudi le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). Ce dernier veut attirer l'attention des médecins généralistes afin de détecter au mieux ces problèmes.

L'incontinence n'est pas une fatalité, insiste jeudi le centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). Lors de son étude de l'efficacité des forfaits attribués par l'Inami, sous certaines conditions, à des personnes souffrant de ce trouble, le centre s'est aperçu que cet argent était surtout utilisé pour acheter des langes alors qu'il devrait s'agir d'une solution de dernier recours et que d'autres traitements existent.

Un itinéraire de soins contre le mal de dos est publié vendredi par le centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). Cette "marche à suivre" définit, pour un patient donné et en fonction du type et de la durée de sa douleur, les examens à effectuer et les traitements à proposer pour progresser de la façon la plus cohérente possible face à ce "mal du siècle".

Les mesures budgétaires 2018 dans le secteur des soins de santé viennent d'être annoncées. 187 millions seraient l'effort demandé au secteur pharmaceutique. Le patient devra débourser plus sur les médicaments s'il se voit prescrire par son médecin certains conditionnements et marques. Prenons à la loupe la politique des médicaments proposé par Madame De Block depuis 2015. Au lieu d'être étayée scientifiquement et accessible au patient, la politique des médicaments de Maggie De Block est surtout taillée à l'aune du profit de Big Pharma.

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) estime dans un rapport publié jeudi que les défibrillateurs automatiques externes (DAE) placés dans un espace public "permettent vraisemblablement de sauver 6 à 28 vies par an". Ce résultat plutôt modéré s'explique par le nombre relativement faible de victimes d'arrêt cardiaque qui pourraient bénéficier de l'utilisation de cet appareil, du public peu formé à intervenir ou encore d'un manque de coordination dans la répartition des appareils existants.

Alors que le secteur des soins de santé doit se serrer la ceinture, le budget des "médicaments innovants" remboursés sous le système appelé "convention article 81" explose: entre 2015 et 2018, il aura augmenté de 600%, a calculé le magazine d'investigation Médor. Pour les partenaires sociaux, ce système opaque qui remplit les poches de l'industrie pharmaceutique met en péril la sécurité sociale.

Les mesures devraient pousser les patients à se rediriger vers les médecins généralistes plutôt que vers les services d'urgence, et un grand centre pour les traumas sera créé pour prendre en charge les cas les plus graves, a-t-elle indiqué samedi en réaction à l'étude relayée dans les journaux Mediahuis. Selon celle-ci, la moitié des médecins urgentistes envisagent de changer de métier.

Depuis deux ans, la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) a les maisons médicales dans son collimateur. Elle vient ainsi de lancer une nouvelle attaque, en confiant un audit des maisons médicales - " pour voir si chaque euro est bien utilisé " - à un bureau d'audit commercial international, KPMG. Un bureau connu pour ses positions en faveur d'une privatisation des soins de santé et d'une médecine à deux vitesses.

La capacité trop élevée en lits d'hôpitaux, qui est d'environ 7.000 actuellement, aura tendance à se marquer encore davantage d'ici 2025, selon un calcul effectué par le Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) à la demande de la ministre de la Santé Maggie De Block. Selon l'étude du KCE, parue vendredi, il y aurait en 2025 9.308 lits agréés excédentaires.