Tout sur Kazakhgate

Une première inculpation est tombée dans le dossier belge du Kazakhgate, sept ans après les faits et plus de trois ans et demi après l'ouverture d'une information judiciaire. Lenteur coupable ? Retour sur une enquête haute tension.

Patokh Chodiev constate qu'aucun grief n'a été porté contre lui dans la commission d'enquête parlementaire Kazakhgate qui a cependant porté atteinte à son image d'homme d'affaires. Opposé à la commission dans une triple procédure judiciaire, il a invité ses conseils à tester la possibilité que l'État belge fasse son "examen de conscience" qui pourrait se formaliser par des "excuses", a indiqué vendredi l'un de ses avocats, Pascal Vanderveeren.

Depuis juin 2017, le député fédéral Ecolo Georges Gilkinet fait l'objet de tentatives de piratage informatique. Dans le viseur ? Son activité débordante dans le cadre du Kazakhgate. Le Vif/L'Express a plongé dans les coulisses de ces campagnes d'hameçonnage, aussi subtiles qu'inquiétantes. Et qui mènent jusqu'à Moscou.

Alors que la Chambre prépare un nouveau texte de loi, les procureurs généraux ont enfin consenti à lui fournir des chiffres sur la transaction pénale élargie. Il y en a eu près de mille en six ans et elles ont rapporté gros.

Le milliardaire Ouzbeko-Belge est interrogé cet après-midi par la Commission d'enquête parlementaire sure le Kazakhgate. Une audition particulière vu son refus de se rendre en Belgique.

Une perquisition dans les bureaux d'Airbus à Suresnes, près de Paris, a eu lieu jeudi dernier dans le cadre de l'enquête sur le "Kazakhgate" portant sur des soupçons de corruption en marge de contrats conclus sous la présidence française de Nicolas Sarkozy avec le Kazakhstan, a-t-on appris auprès d'Airbus mardi.

Les juges d'instruction ont trouvé la trace d'une commission suspecte de 8,8 millions versée par Airbus dans le cadre d'une vente de satellites au Kazakhstan. Le PDG du groupe, Tom Enders, vient d'être entendu comme témoin par les policiers de l'office anticorruption.Enquête Mediapart, France-Inter, Der Spiegel, en collaboration avec Le Vif/L'Express, Le Soir et De Standaard.

Actrice centrale du Kazakhgate, Catherine Degoul qui, avec Armand De Decker, a défendu le milliardaire Patokh Chodiev, vit aujourd'hui recluse dans son appartement de Nice, sans travail ni téléphone, avec des stocks impressionnants de nourriture planqués dans des valises.Thierry Denoël avec Alain Lallemand (Le Soir) et Mark Eeckhaut (De Standaard) et Yann Philippin (Mediapart).

En investissant via le Luxembourg dans un spectacle à la gloire de Monaco, un frère de Patokh Chodiev et un bras droit de Stéphane Moreau font se télescoper fortuitement les galaxies Kazakhgate et Publifin. Mais surtout, ils braquent les projecteurs sur un juriste de Trooz, homme clé très discret du clan Chodiev au Grand-Duché.

L'étrange démarche d'Armand De Decker auprès de l'Elysée et des renseignements français, en mars 2011, fait désormais l'objet d'une enquête au parquet de Paris. En Belgique, par contre, la justice ne s'est pas (encore ?) intéressée à ce volet troublant du Kazakhgate.Par Thierry Denoël - Enquête avec Alain Lallemand (Le Soir) et Mark Eeckhaut (De Standaard) et Yann Philippin (Mediapart)

Compliqué, ce bourbier kazakh qui implique trois Etats et une multitude d'acteurs de haut rang. La commission d'enquête parlementaire sur la transaction pénale boucle ses travaux de prospection dans la précipitation et avec un enjeu politique de taille pour le MR du Premier ministre Charles Michel. Décryptage.

Dans une lettre adressée à Dirk Van Der Maelen, le président de la commission d'enquête parlementaire "transaction pénale", les avocats de Patokh Chodiev indiquent que leur client "n'a d'autre issue légale que de ne pas comparaître".

"Le ministre m'a passé un sacré savon". Didier Reynders était très irrité des soupçons exprimés à l'égard de Jean-François Etienne des Rosaies, cet ex-conseiller élyséen impliqué dans le Kazakhghate. C'est ce qui ressort d'un mail de 2014, parmi d'autres, que dévoilent Le Vif et De Standaard.

Après avoir cité en justice la Commission d'enquête parlementaire sur la transaction pénale, Patokh Chodiev vise directement et personnellement Georges Gilkinet, en l'assignant devant le tribunal civil pour son "manque d'impartialité".