Tout sur Kabila

L'opposition et les étudiants ont-ils crié trop tôt victoire après le retrait de la loi qui aurait prolongé de facto le second mandat du président de la RDC Congo ? Les élections prévues fin 2016 risquent toujours d'être retardées.

Le gouvernement belge a invité le président congolais Joseph Kabila à se rendre en Belgique à l'occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, à laquelle ont participé des soldats congolais sous le drapeau belge, a indiqué mardi soir le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

"Toutes les options sont sur la table: politiques, diplomatiques et militaires" pour résoudre la crise à l'est du Congo, a affirmé samedi le président congolais Joseph Kabila, dans son discours d'ouverture du 14e sommet de la Francophonie.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a appelé mercredi au respect de l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) "sans ingérence extérieure", en ciblant le Rwanda. Mais il a aussi enjoint à Kinshasa de balayer devant sa porte en instaurant un État de droit dans l'est du pays, en proie à une nouvelle mutinerie, et en réformant en particulier son armée.

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, entame dimanche une visite d'une semaine en République démocratique du Congo et au Rwanda, deux pays à couteaux tirés en raison du soutien présumé de Kigali - qui conteste en dépit d'un rapport d'experts de l'ONU - à une nouvelle mutinerie dans l'est de l'ex-Zaïre, mais avec la volonté d'écouter les deux parties, sans toutefois aller jusqu'à une "médiation".

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a renouvelé lundi son appel au dialogue accru entre Kinshasa et Kigali pour résoudre les problèmes de violences récurrents dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), dont le plus récent épisode est la mutinerie d'éléments de l'armée congolaise, soutenue par le Rwanda selon des rapports de l'ONU.

La mutinerie dans l'est de la République démocratique du Congo, que le Rwanda est accusé de soutenir, est l'oeuvre d'"inciviques manipulés par des forces obscures nationales et étrangères", a déclaré le président congolais Joseph Kabila à la télévision nationale.

Les signes de connivence entre Bruxelles et le régime de Kabila suscitent la controverse, alors que Didier Reynders entame ses rencontres à Kinshasa.

Après des accrochages entre manifestants et policiers à la hauteur de la rue Belliard, la police de Bruxelles est finalement parvenue, en début de soirée, à refouler vers le quartier de Matonge les manifestants opposés à la réélection du président congolais Jospeh Kabila. La police a dû faire usage à plusieurs reprises de spray au poivre.

Au terme d'une folle semaine d'accusations de fraudes ayant alimenté les craintes de violences, le président sortant Joseph Kabila devrait être désigné vainqueur de la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), face à une opposition impuissante qui crie au hold-up électoral. Les résultats provisoires de la présidentielle sont reportés à vendredi.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) devait donner dimanche soir de nouveaux résultats partiels de la présidentielle du 28 novembre en République démocratique du Congo (RDC) dans un climat plus que tendu: des milliers de personnes quittent Kinshasa vers Brazzaville, de l'autre côté du fleuve Congo, et des rumeurs d'un report du résultat final commencent à circuler.

Les Congolais ont commencé à voter ce matin, souvent dans la confusion mais dans le calme, pour des scrutins destinés à ancrer la démocratie en République démocratique (RDC) en élisant un nouveau président parmi onze candidats et 500 députés parmi plus de 18.000 prétendants, après les violences qui ont émaillé la campagne jusque dimanche matin.

Avec ou sans triche, Joseph Kabila a toutes les chances d'être réélu ce 28 novembre. Incapable de s'entendre sur une candidature commune à la présidentielle, l'opposition mise sur les législatives pour faire entendre sa voix.