Tout sur Julie Van Espen

La cour d'appel d'Anvers a adapté son fonctionnement interne, malgré le manque de personnel, après le meurtre de l'étudiante Julie Van Espen, a-t-elle indiqué vendredi dans une réaction au rapport du Conseil supérieur de la Justice (CSJ). Celui-ci a constaté plusieurs dysfonctionnements dans la gestion du dossier de Steve Bakelmans, le meurtrier présumé de la jeune femme.

La cour d'appel d'Anvers a condamné mercredi Steve Bakelmans, meurtrier présumé de la jeune Julie Van Espen, à cinq ans de prison et 10 ans de mise à disposition du tribunal de l'application des peines pour le viol de son ex-compagne. L'homme écope donc d'une condamnation plus sévère qu'en première instance. Il avait alors été condamné à quatre ans de prison. La cour a également prononcé son arrestation immédiate.

Il ressort du casier judiciaire de Steve Bakelmans, qui est en aveux de l'assassinat de l'étudiante Julie Van Espen, que celui-ci n'avait pas respecté ses conditions de permission de sortie de prison par le passé. Incarcéré en 2004 pour viol, il avait obtenu des permissions de sortie et, à trois reprises, ne s'était pas représenté à temps à la prison, écrivent samedi Het Nieuwsblad, De Standaard et la Gazet van Antwerpen.

Alors que les élections fédérales, régionales et européennes approchent à grands pas, la campagne électorale n'a jamais semblé d'aussi piètre qualité et jamais aussi indigne du citoyen, tant elle se situe au ras des pâquerettes. Celle-ci est à un tournant qui voit nombre de ses protagonistes se déchirer et négliger le débat politique. Au grand dam des électeurs. But hey, what did you expect?

"Non, il n'est pas normal que cela prenne deux ans avant qu'une affaire ne soit traitée", a reconnu mercredi le premier président de la cour d'appel d'Anvers Rob Hobin lors d'une conférence de presse, avant d'expliquer pourquoi l'affaire de viol impliquant Steve Bakelmans (39 ans), soupçonné de l'assassinat de Julie Van Espen (23 ans), n'a pu être traitée dans un délai raisonnable. "L'été dernier, nous avons dû faire face à un manque criant de personnel et la chambre correctionnelle qui aurait dû se pencher sur le dossier a dès lors été fermée temporairement."

Et le 5 mai, l'affaire Julie Van Espen a surgi. L'assassinat d'une étudiante de 23 ans. Les aveux d'un homme condamné pour viol à quatre ans de prison en juin 2017. Et la question, impensable mais évidente, que se pose tout le monde : pourquoi cet homme-là était-il en liberté ?

Une réforme de la justice pénale, en particulier en matière de violence sexuelle, est exigée mercredi par divers experts dans une lettre ouverte publiée mercredi dans De Morgen. Le meurtre de Julie Van Espen illustre douloureusement que la Belgique ne lutte pas assez contre les violences faites aux femmes, suggère le plaidoyer.