Tout sur Jozef Chovanec

Une nouvelle expertise estime, dans l'"affaire Chovanec", que le ressortissant slovaque décédé en février 2018 a perdu la vie à cause des coups qu'il s'était lui-même infligés, et non à la suite des gestes des policiers qui l'avaient maitrisé ou à ceux des secours qui lui avaient injecté un calmant. L'information est révélée samedi par RTL Info et confirmée par une source proche de l'enquête.

Les ministres de l'Intérieur et de la Justice ont décidé de sanctionner le numéro 2 de la police fédérale, André Desenfants, suite à l'affaire Chovanec, du nom du citoyen slovaque, Jozef Chovanec, décédé en février 2018 après un passage en cellule à l'aéroport de Charleroi, rapportent Het Laatste Nieuws et La Dernière Heure lundi.

Le gouvernement slovaque s'est porté partie civile dans l'enquête sur la mort de Jozef Chovanec, signalent samedi De Morgen et Het Laatste Nieuws. L'homme est mort en 2018 après une intervention policière dans une cellule de l'aéroport de Charleroi. "Il est inacceptable qu'un compatriote soit maltraité en raison de sa nationalité", ont justifié les autorités slovaques.

Le Conseil d'État a rejeté vendredi la demande de suspension en extrême urgence introduite par la policière qui avait fait un salut nazi lors de l'intervention musclée de la police aéronautique à l'aéroport de Charleroi en février 2018 à la suite de laquelle le ressortissant slovaque Jozef Chovanec était décédé. L'intéressée s'opposait en effet à la mesure de suspension provisoire prise à son encontre pour une durée de quatre mois le 15 octobre dernier.

Aucune "tentative de dissimulation" n'a été identifiée dans l'enquête particulière du Conseil supérieur de la Justice (CSJ) sur le traitement du dossier judiciaire relatif au décès de Jozef Chovanec, a indiqué le CSJ jeudi soir.

Atteint de troubles psychiques, Jozef Chovanec est-il mort des suites de l'intervention musclée de policiers de l'aéroport de Charleroi, des coups qu'il s'est donnés ou de l'injection d'un calmant ? Voici le récit de ses dernières heures de vie.

Plusieurs élus slovaques du Parlement européen de différentes sensibilités politiques ont écrit à Marc De Mesmaeker, commissaire général de la police fédérale. Ils lui signalent que "le comportement des membres de la police fédérale envers le citoyen slovaque (Jozef Chovanec, NDLR) a dépassé les limites des normes juridiques belges.

L'avocate de la veuve de Jozef Chovanec, Me Ann Van de Steen, a réagi avec indignation à la communication du parquet général de Mons selon laquelle les gestes des policiers ne seraient pas la cause du décès du Slovaque. "C'est hallucinant, la folie du jour. Mais nous n'avons pas encore terminé et nous voulons que l'enquête soit menée ailleurs", assure-t-elle.

À en croire le quotidien Het Laatste Nieuws, le parquet de Charleroi était au courant de l'intervention policière de février 2018 qui a entraîné le coma et puis le décès du ressortissant slovaque, Jozef Chovanec. "Le parquet de Charleroi n'a tout simplement rien fait", affirme Ann Van de Steen, avocate de la veuve de la victime.

La police a rédigé un deuxième rapport, plus détaillé, autour de l'incident entourant la mort du ressortissant slovaque Jozef Chovanec (38 ans) en février 2018 après un passage en cellule à l'aéroport de Charleroi. Ce rapport a été écrit 55 minutes après un premier résumé assez sommaire, rapporte mardi le quotidien Het Laatste Nieuws.