Tout sur Joseph Kabila Kabange

Le nouveau président congolais Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé lundi soir à Bruxelles pour une visite officielle et de travail de cinq jours aux multiples facettes, sur fond de normalisation des relations, souvent en dents de scie, entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Belgique, l'ancienne puissance coloniale.

La Belgique déroule à partir de lundi le tapis rouge pour accueillir durant quatre jours le nouveau président congolais. Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo effectue en effet une visite officielle et de travail aux multiples facettes, sur fond de normalisation des relations, souvent en dents de scie, entre la République démocratique du Congo (RDC) et son ancienne puissance coloniale.

La diplomatie belge va reprendre solidement pied en République démocratique du Congo (RDC) après un an et demi d'une énième crise belgo-congolaise, avec le retour - déjà annoncé - d'un ambassadeur à Kinshasa, mais aussi la réouverture attendue du consulat général à Lubumbashi (sud-est), confié à Bart Coessens, dans l'attente d'une réponse des autorités congolaises, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

L'opposant congolais Martin Fayulu Madidi, candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC), a une nouvelle fois dénoncé samedi à Bruxelles les "résultats fabriqués" de ce scrutin, qui a donné la victoire à un autre opposant, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, désormais au pouvoir, tout en maintenant l'emprise de l'ex-président Joseph Kabila Kabange sur l'appareil de l'Etat grâce à sa large majorité parlementaire.

"Président protocolaire", qui "règnera mais ne gouvernera pas", "sans réel pouvoir", extrêmement "vulnérable" aux manoeuvres du camp de Joseph Kabila, tels sont les commentaires d'observateurs avertis de la situation en République démocratique du Congo (RDC) après l'annonce - provisoire - de l'élection de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête de cet immense pays et des résultats des élections législatives et provinciales du 30 décembre.

La Belgique "souligne l'importance d'un processus électoral réellement crédible et inclusif, conformément à la Constitution et à l'accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016", ont réagi jeudi soir les Affaires étrangères, au lendemain de l'annonce du président Kabila. Ce dernier a indiqué avoir choisi l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat à sa succession à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre.