Tout sur Joke Schauvliege

Le 16 mai dernier, Le Vif L'Express appelait à voter femmes. Les Belges ont-ils suivi son conseil? En Flandre, le CD&V comptait sur Hilde Crevits pour affronter Bart De Wever (N-VA) au niveau flamand, mais l'effet escompté n'a pas eu lieu. Maggie De Block (Open VLD), si populaire quand elle était chargée de l'Asile et de la Migration, s'est également pris une énorme claque dans le Brabant-flamand.

Au lendemain des régionales de 2014, la Flandre héritait pour la toute première fois d'un ministre-président N-VA. Le parti avait accordé la place d'honneur à son fondateur, Geert Bourgeois. Ce dernier embarqua dans sa coalition son ancien partenaire de cartel, le CD&V, ainsi que l'Open VLD. Après cinq années de législature, de nombreux observateurs s'accordent à dire que ce gouvernement flamand aura été à l'image de son numéro un : bosseur, mais peu flamboyant.

Le gouvernement flamand a approuvé vendredi dernier un nouveau "plan lisier" ("Mest Actie Plan", MAP), le sixième du genre depuis 1991, qui vise à réduire la pollution des rivières de Flandre par les nitrates attribuée aux élevages de porcs, rapporte mardi le journal 'De Standaard'.

Que ce soit en politique, lors d'une annonce émouvante ou bien lors d'une dispute à la maison, l'idée reste la même : les femmes qui pleurent ont un objectif derrière la tête. D'où vient cette conception que les femmes utilisent leurs émotions pour arriver à leurs fins ?

Peu connue du sud du pays, la ministre flamande de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Aménagement du Territoire Joke Schauvliege (CD&V), qui a démissionné mardi après avoir reconnu avoir fait sienne une rumeur mensongère, est une figure expérimentée de la politique flamande, qui espère refaire surface à la faveur des élections de mai prochain.

La ministre flamande de l'Environnement, l'Agriculture et l'Aménagement du territoire Joke Schauvliege (CD&V) a annoncé mardi, en larmes, sa démission à la suite de ses propos complotistes et mensongers sur les manifestations des citoyens et des jeunes en faveur du climat. Elle devrait toutefois se présenter aux élections du 26 mai prochain comme tête de liste.

Ces dernières semaines, des écoliers se sont rendus à Bruxelles tous les jeudis pour manifester contre le réchauffement climatique. Hier, ils étaient également présents en masse à la grande manifestation sur le climat. Ils brossent et descendent dans la rue parce que le monde politique fait cruellement défaut. Si le monde des adultes n'en fait rien, nous prendrons les choses en main nous-mêmes. Après tout, c'est notre avenir qui est en jeu. C'est ce qu'ils semblent penser. Ils ont raison.

La ministre flamande en charge de la politique climatique, Joke Schauvliege, a répondu vendredi à la mobilisation croissante des élèves et étudiants sur cette question en annonçant, dans le journal 'Gazet van Antwerpen', l'organisation le mois prochain d'une conférence sur le climat associant un jeune de chaque commune de Flandre à des experts.

"Sécher les cours n'est pas la bonne méthode" : tel est le son de cloche que l'on a pu entendre de part et d'autre de la Flandre en réponse à la "grève scolaire", lancée le 10 janvier par deux lycéennes originaires de Mortsel, et suivie depuis, tous les jeudis, par des milliers d'adolescents, flamands comme francophones, en vue de dénoncer le manque d'action pour protéger la planète.