Tout sur Johan Vande Lanotte

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

Belgique, décembre 2019. Les informateurs succèdent aux préformateurs qui succèdent aux informateurs qui cherchent à introniser des formateurs. Comme souvent depuis vingt ans. Comment réussir une telle mission ? Esquisse d'une méthode.

Le roi Philippe, qui a brièvement reçu lundi après-midi les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA), rencontrait en fin de journée le président du Parti socialiste Paul Magnette, avant de recevoir celui des nationalistes flamands, Bart De Wever, à 18h30.

Selon l'ancien informateur Johan Vande Lanotte, le système d'un gouvernement en affaires courantes tel qu'on le connaît actuellement ne fonctionne plus. C'est pourquoi la Belgique devrait s'inspirer de ce qui se fait ailleurs. Comme, par exemple, "en Grèce, où les partis doivent former une coalition dans un délai déterminé", dit Vande Lanotte.

Le duo composé du socialiste Rudy Demotte et du N-VA Geert Bourgeois a été chargé par le roi Philippe d'une mission de préformation. A la sortie de leur audience au Palais royal les désormais "préformateurs" ont mis en avant leur bonne relation personnelle et leur respect mutuel, promettant de mettre de côté "les préjugés" pour tenter de rassembler socialistes et nationalistes autour d'une même table, sans oublier les autres partis impliqués en vue de la formation d'un gouvernement fédéral (soit le MR, le CD&V, l'Open Vld et le sp.a).

Koen Geens, vice-Premier du gouvernement en affaires courantes et ministre de la Justice démissionnaire, a répété mardi matin au micro de La Première que son parti, le CD&V, n'envisage pas, dans l'état actuel des choses, la possibilité d'aller vers un gouvernement fédéral qui serait minoritaire côté flamand, soit sans la N-VA. Les autres partis flamands sont-ils trop faibles pour "y aller" sans la N-VA? "Je pense que oui", répond-il, au lendemain du rapport final au Roi des informateurs Didier Reynders et Johan Vande Lanotte.

Il incombe maintenant aux deux partis les plus grands de leur Communauté -le PS et la N-VA- de travailler ensemble de manière intensive afin de trouver les convergences qui permettront d'entamer la formation d'un gouvernement fédéral, ont indiqué lundi les deux informateurs royaux, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, après la remise de leur rapport final au roi.

Il est clair que la Belgique doit avoir au plus vite un gouvernement fédéral qui s'investisse pleinement dans sa tâche, ont affirmé jeudi les écologistes flamands à la lumière des informations budgétaires présentées la veille par les deux informateurs royaux, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) aux chefs de file de sept partis jusqu'à présent en lice pour la formation d'une nouvelle équipe fédérale.

Les informateurs royaux, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a), ont réuni mercredi soir durant deux bonnes heures les chefs de file de sept partis jusqu'à présent en lice pour la formation d'un gouvernement fédéral. Ceux-ci sont arrivés au compte-goutte à partir de 19 heures, sur le site de la Caserne Prince Albert jouxtant le Palais d'Egmont. C'était le deuxième exercice du genre dans pareille configuration.

Une réunion plénière associant les informateurs royaux, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte, et les sept partis jusqu'à présent en lice pour la formation d'un gouvernement a commencé mercredi en début de soirée à Bruxelles, si l'on en croit l'arrivée de chefs de file de ces partis, aux abords du Palais d'Egmont. C'est le deuxième exercice du genre dans pareille configuration. On semble encore loin d'un début de processus de formation de gouvernement à proprement parler.

Pour la première fois depuis fin juillet, les informateurs royaux Johan Vande Lanotte (SP.A) et Didier Reynders (MR), pourrait se réunir ce mercredi en présence des présidents de sept partis jusqu'à présent en lice pour la formation d'un gouvernement. L'information n'a pas été confirmée dans l'entourage des informateurs.