Tout sur Johan Van Overtveldt

L'étude très attendue sur les coûts de la migration ne sera prête que dans le courant de l'automne. C'est ce que dit la Banque Nationale. L'analyse coût-bénéfice a été commandée par le ministre N-VA de l'époque Johan Van Overtveldt.

L'ex-ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA), devenu député européen, a renvoyé mardi à son successeur, l'actuel ministre sortant des Finances Alexander De Croo (Open Vld) la responsabilité du dérapage budgétaire de 4 milliards d'euros constaté en 2019 par le comité de monitoring, après que ce dernier avait refilé lundi la patate chaude aux nationalistes flamands.

La N-VA fera encore partie pour les cinq prochaines années du groupe eurosceptique des Conservateurs et réformistes européens (CRE) au Parlement européen, selon une décision mardi du conseil du parti nationaliste flamand, a indiqué le porte-parole de la N-VA à Belga.

À moins d'un mois des élections, Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque Nationale, déclare sans ambages : "Utiliser l'argent plus efficacement est aussi une forme d'épargne. Mais un gouvernement plus efficace n'intéresse pas nos politiciens. Peut-être parce que ça ne rapporte pas de votes?"

Il n'y aura pas d'analyse sur les coûts et les avantages de la migration avant les élections. Les données de cette étude, commandée par les ministres N-VA Theo Francken et Johan Van Overtveldt, sont trop vastes pour être traitées en si peu de temps. "Et nous refusons d'instrumentaliser la Banque Nationale pour les élections", selon le cabinet du ministre De Croo.

Contrairement à ce qui a été avancé, les années 2016 et 2017 n'ont pas été "historiques" dans la lutte contre la fraude fiscale, qui est en réalité au plus bas depuis 2014, rapportent La Libre Belgique et De Morgen mercredi.

Trois ans après les révélations de l'enquête journalistique du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) sur les sociétés offshores, 16 millions d'euros ont été récupérés par le fisc belge, rapportent Le Soir, Knack et De Tijd mercredi, quotidiens qui avaient été associés à cette vaste enquête. Une moisson toutefois en deçà des attentes du ministre des Finances à l'époque, Johan Van Overtveldt (N-VA).

Les partis politiques flamands affichent une mine plus réservée quant à l'opportunité de se prononcer avant le mois de mai prochain sur une proposition de loi relative au climat, est-il ressorti lundi en début de soirée, du premier débat pré-électoral entre présidents de partis organisé par la FEB.