Tout sur Johan Delmulle

Tous les suspects de violences physiques graves à l'encontre de la police seront désormais systématiquement poursuivis, ont indiqué le collège des procureurs généraux et le ministère public mardi lors de la présentation d'une nouvelle circulaire. Le classement sans suite pour motif d'opportunité en raison d'autres priorités ou de capacités insuffisantes devient également impossible si les faits ont entraîné une incapacité de travail du policier.

Le procureur général de Bruxelles, Johan Delmulle, a évoqué lundi après-midi, lors de l'audience solennelle de rentrée judiciaire de la cour d'appel de Bruxelles, l'importance de sanctionner efficacement les activités d'espionnage. Pour le magistrat, il ne s'agit pas d'un phénomène du passé et il est primordial de le combattre, aujourd'hui encore, par une interprétation plus contemporaine du code pénal.

Alors que la Chambre prépare un nouveau texte de loi, les procureurs généraux ont enfin consenti à lui fournir des chiffres sur la transaction pénale élargie. Il y en a eu près de mille en six ans et elles ont rapporté gros.

Alors que la Chambre prépare un nouveau texte de loi, les procureurs généraux ont enfin consenti à lui fournir des chiffres sur la transaction pénale élargie. Il y en a eu près de mille en six ans et elles ont rapporté gros.

Le procureur général de Bruxelles, Johan Delmulle, a appelé mercredi les responsables politiques à résoudre le problème du manque d'enquêteurs au sein de la police judiciaire fédérale. Devant la commission d'enquête sur les attentats du 22 mars, il a rejoint le constat du procureur fédéral et mis quelques pistes de solution sur la table.

La police et la justice examinent minutieusement les asbl molenbeekoises dans le cadre du projet Belfi, lancé il y a 2 ans. Depuis, près de 90 associations ont été démantelées et des dizaines d'enquêtes sont encore en cours, rapporte samedi De Standaard.

Les attaques terroristes constituent une lourde charge pour la justice et les services de sécurité, qui risquent de ne pouvoir faire face qu'insuffisamment à "une criminalité qui ne connaît pas de frontières et fait appel à toujours plus de technologies et de moyens financiers", affirme le Collège des procureurs-généraux, compétent pour l'élaboration et la coordination de la politique pénale, dans son rapport annuel.