Tout sur Joachim Coens

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

Le président du CD&V Joachim Coens a rappelé mercredi, à l'issue de son audience avec le Roi au Palais de Bruxelles, la préférence de son parti pour un gouvernement fédéral disposant d'une majorité dans chaque groupe linguistique. "La confiance est en péril" avec le PS, a-t-il aussi ajouté.

Une réforme communautaire majeure ne peut être une condition préalable à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral, a affirmé mardi le président du MR, Georges-Louis Bouchez, à sa sortie d'une audience au Palais royal dans le cadre des consultations entamées par le roi Philippe en vue d'un déblocage de la situation politique au fédéral.

Les sociaux-chrétiens semblent vouloir s'obstiner à marier le PS et la N-VA. Cela semble toujours plus impossible. Pourtant, le CD&V aurait tout à perdre en cas d'élections anticipées, et la Belgique aussi. A quoi joue-t-il ?

Si cela ne tenait qu'à la N-VA, l'assouplissement potentiel de la loi sur l'avortement devrait être abordé lors des négociations en vue de former un gouvernement fédéral, a indiqué jeudi la députée N-VA Valerie Van Peel dans l'émission Villa Politica sur la VRT. Les nationalistes flamands soutiennent ainsi la position du CD&V, qui plaide depuis longtemps pour aborder les thématiques éthiques lors des négociations.

Depuis que Koen Geens a été chargé d'une mission royale, il semble que le CD&V soit de retour. Les démocrates-chrétiens continuent à jouer dans la cour des grands. Peu à peu ils font ce qu'ils faisaient autrefois : diriger.

Balayée d'un revers de la main par plusieurs ténors socialistes bruxellois, la proposition du président du CD&V Joachim Coens d'entamer des discussions sur base d'une coalition miroir rassemblant les partis au gouvernement flamand (N-VA, CD&V et Open Vld), et les partis au gouvernement wallon (PS, MR et Ecolo) ne passe pas la rampe chez DéFI et au cdH.

Une coalition miroir telle que la préconise le CD&V en revient à nier la Région bruxelloise, ont fait remarquer mercredi le bourgmestre de Bruxelles et vice-président du PS, Philippe Close, et le ministre-président socialiste bruxellois Rudi Vervoort.