Tout sur Jean-Paul Philippot

Le conseil d'administration de la RTBF a décidé, lundi soir, de licencier une directrice suspectée d'avoir transmis à la presse des informations sur le salaire de l'administrateur général de la chaîne publique. L'ex-employée prépare un recours au Conseil d'Etat.

Plusieurs administrateurs de la RTBF se plaignent de devoir prendre une sanction disciplinaire sans avoir eu le temps matériel d'analyser et de comprendre le dossier. Certains évoquent un règlement de comptes personnel de l'administrateur-général - qui dément - suite au scandale lié à son salaire ne respectant pas le plafond de 245.000 euros brut.

Delphine Ernotte a été reconduite à la présidence de France Télévisions par le CSA, une première dans l'histoire du groupe audiovisuel public à la tête duquel aucun dirigeant n'avait jamais été réélu. L'actuel administrateur-délégué de la RTBF Jean-Paul Philippot, qui faisait partie des candidats, n'a pas été retenu.

Le CSA a reçu 12 candidatures pour la présidence de France Télévisions et a retenu huit postulants, dont l'administrateur-général de la RTBF, Jean-Paul Philippot. Parmi les candidats retenus, il y a aussi l'actuelle patronne de France TV Delphine Ernotte et l'ex-patron de RTL (France) Christopher Baldelli qui seront auditionnés lundi et mardi, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

L'administrateur délégué de la RTBF Jean-Paul Philippot a présenté mardi, dans le cadre de la reconduction de son mandat, sa vision stratégique pour le service public devant le Collège d'autorisation et de contrôle du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Ce dernier rendra un avis non contraignant à ce sujet le 23 janvier prochain.

Le patron de la RTBF, Jean-Paul Philippot, a touché 375.000 euros en 2018, soit 50.000 euros de plus qu'annoncé par le média public dans son rapport annuel 2018, écrit Le Soir dans son édition de mercredi. L'intéressé s'engage à plus de transparence à l'avenir.

La direction de RTL Belgium a fait part vendredi de sa "stupéfaction" face aux revendications affichées par la RTBF en vue de son prochain contrat de gestion. La chaîne privée dénonce surtout la demande de l'entreprise publique de bénéficier d'un mécanisme de compensation financière pour faire face à l'arrivée récente de la chaîne française TF1 sur le marché publicitaire belge.

Grâce à l'initiative populaire "No Billag" et au référendum, les Suisses auront eu un beau débat sur le service public audiovisuel, "la campagne de tous les records" selon la Tribune de Genève. Et chez nous ? Gageons qu'il serait tout aussi enflammé. Alors lançons-le !