Tout sur Jean Gol

Le MR a frôlé la révolution pendant le premier week-end d'octobre. La dynastie Michel a sauvé Georges-Louis Bouchez, qui n'est pas encore complètement tiré d'affaire: la "transparence totale" est réclamée sur les dépenses du parti, qui n'a pourtant pas besoin d'une guérilla financière après le putsch politique avorté.

"Le moment est venu où les différends de tous genres doivent passer au second plan par rapport à des mesures de sauvetage. Si nous étions en guerre, c'est ce que nous ferions. Or, nous sommes en guerre." Le parterre ne dit mot. Il y a pourtant là des poids lourds : les Wilfried Martens, Leo Tindemans, Jean Gol et Guy Spitaels sont tous présents, des représentants patronaux et syndicaux également. Au total, dix-neuf personnalités. Les pontes du royaume, qui écoutent leur roi en colère.

Incollable sur les grandes années du mouvement wallon autant que sur les aventures de François Perin, l'essayiste Jules Gheude nous rappelle opportunément que la réinvention à laquelle s'astreint le CDH de Maxime Prévot a connu une autre tentative dans les années 1970.

Cette question souvent entendue à propos de tout et de rien peut prêter à sourire. Pourtant, sous son apparente simplicité, cette expression spontanée du bon sens populaire répercute une évolution essentielle de notre système démocratique, à savoir le rôle de plus en plus prépondérant du pouvoir exécutif. Le phénomène est tel que le mot "pouvoir" désigne désormais exclusivement l'exécutif, alors que les démocraties naissantes, depuis les Révolutions américaine et française, avaient fait du législatif le pouvoir central.

S'il en est un qui a de la suite dans les idées, ressassant sans cesse le même leitmotiv, c'est bien Jules Gheude, ancien membre du Rassemblement wallon.