Tout sur Jean-Claude Marcourt

Jean-Claude Marcourt et Jean-Pierre Hupkens pour le PS. Daniel Bacquelaine et Pierre-Yves Jeholet pour le MR. Les quatre " mains invisibles " sont nommées noir sur blanc dans un rapport du comité de rémunération de Nethys de juin 2020 relatif aux " indemnités versées aux membres du comité de direction ". Elles démentent.

Le Vif a pu consulter une des trois ordonnances de perquisition qui a visé l'actuel président du parlement wallon et ancien ministre wallon de l'Économie, Jean-Claude Marcourt (PS). On y lit que l'octroi des indemnités de rétention à des ex-managers de Nethys "aurait pu être commis notamment à l'intervention ou avec le concours de Monsieur Jean-Claude Marcourt (...) qui a le statut de suspect".

Pour l'avocat Jean-Pierre Buyle, le rôle des politiques dans l'affaire Nethys doit être interrogé au plus haut niveau. Trop d'éléments troublants figurent au dossier.

Des perquisitions sont en cours au Parlement de Wallonie, à Namur, dans le cadre de l'instruction judiciaire du volet "rémunérations" de l'affaire Nethys. Selon nos informations, c'est le bureau du président de l'assemblée parlementaire, Jean-Claude Marcourt, qui est visé par les enquêteurs. Des perquisitions ont également lieu auprès du groupe PS de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Quand Stéphane Moreau a sauvé financièrement Mithra avec l'argent des pensionnés liégeois d'Ogeo Fund, en 2014, juste avant les élections, François Fornieri et Jean-Claude Marcourt l'ont vénéré. Donner pour recevoir, telle était la devise de l'ex-patron de Nethys. Qui précipitera sa chute.

Ogeo Fund, le fonds de pension d'Enodia (ex-Publifin), fait l'objet d'un rapport d'inspection très sévère de la FSMA, le gendarme financier. Prêt illégal, investissements trop risqués, contrôle défaillant des sous-traitants, conflits d'intérêts: les cadavres se bousculent dans les placards d'Ogeo. Et des dizaines de millions sont partis en fumée.

Frédéric Daerden est le seul candidat à la présidence de la fédération liégeoise du PS. Un fameux défi, sur les traces de son père. Et une page qui se tourne.

Le PTB le répète sur tous les tons : il veut "faire payer la crise aux riches". Actuellement, il fait surtout payer la crise au PS. Stopper le grignotage de l'électorat socialiste par le PTB est un défi vital pour Paul Magnette & Co.

Le 16 juin, le procès dit des Ateliers d'art contemporain débutera à Liège. Cette asbl étiquetée socialiste, subsidiée par la Ville, la Région wallonne et l'Europe, a été liquidée en 2015 après le détournement présumé de centaines de milliers d'euros par son directeur. L'ex-comptable des AAC pointe aujourd'hui les angles morts de l'enquête judiciaire. Dont l'absence de volonté d'établir les responsabilités politiques de cette gabegie.

Le 3 décembre, Elio Di Rupo a dû concéder à Paul Magnette la tête de liste aux européennes... et s'engager à quitter la présidence du PS dès la conclusion des accords de majorité dans les entités fédérées, à l'été prochain.