Tout sur Jean

Sa journée commence à 7 heures, pile. Une pause l'après-midi, et puis c'est reparti jusqu'à 22 heures. "Je n'ai pas pris un seul jour de congé", qu'elle dit (1). Depuis le 15 mars. Christine en a cousu plus de mille, des masques.

Jean (prénom d'emprunt) travaille à Brussels Airport depuis des années. Pour levif.be, il a accepté de témoigner sous couvert d'anonymat et nous dresse un portrait inédit de l'aéroport de Bruxelles suite aux mesures drastiques prises pour endiguer la propagation du coronavirus. Entre inquiétudes pour le futur du domaine aérien et mesures strictes de protection, immersion en plein coeur d'un Zaventem... paralysé.

C'est une scène devenue rare en Centrafrique, sinon dans les mémoires des plus de 20 ans. Deux équipes se font face, armées de bâtons sommairement taillés en crosse. Un palet découpé dans une semelle de tong s'envole dès l'engagement en traçant une grande courbe dans le ciel gris.