Tout sur Jan Fabre

Charleroi danse vient combler un vide en produisant une mallette pédagogique sur l'histoire de la danse en Belgique, des années 1930 à aujourd'hui. Un défrichage bienvenu pour mesurer le chemin parcouru.

La qualité de ses oeuvres d'art a beau être incontestable, celle de ses agissements l'est, semble-t-il, nettement moins. C'est en tout cas ce que dénoncent plusieurs danseuses et anciennes collaboratrices de Jan Fabre qui, dans une lettre ouverte parue la semaine dernière, accusent l'illustre artiste anversois de comportements transgressifs.

Les chorégraphes travaillant en Belgique se sont déclarés solidaires de l'appel lancé dans la lettre ouverte rédigée par d'anciens collaborateurs de Jan Fabre et de sa compagnie Troubleyn. "Nous ne regarderons plus ailleurs. Nous allons fournir un effort collectif afin de créer un climat de travail sain dans les arts de la scène", expliquent-ils.

Mercredi, une vingtaine de collaborateurs et de stagiaires de Jan Fabre publiaient une lettre ouverte pour se plaindre du comportement de l'artiste anversois. Deux jours après leurs révélations, les quotidiens De Morgen et De Standaard relaient une série de témoignages de danseuses qui sont accablants pour Fabre.

L'artiste Jan Fabre, plasticien, chorégraphe et metteur en scène de renom, a réagi à la publication d'une lettre ouverte d'une vingtaine d'anciens collaborateurs de sa compagnie Troubleyn. "Je sais bien qu'en tant que metteur en scène je peux paraitre direct", admet l'Anversois dans un texte placé sur le site internet de l'ASBL.

A l'heure où prolifère le selfie, les Musées royaux des beaux-arts de Belgique, à Bruxelles, se penchent sur l'art du portrait. Une histoire du visage à la fois métaphorique et salutaire.

Loin de l'exubérance de ses performances théâtrales, Jan Fabre débarque sur la pointe des pieds à la galerie Daniel Templon à Bruxelles. Il y dévoile des oeuvres à la fois mouvantes et hiératiques.