Tout sur Islamabad

Le président du Conseil européen Charles Michel s'est fendu jeudi d'une tribune sur la chute de l'Afghanistan aux mains des talibans, relevant le "décalage" entre l'implication de l'Europe dans l'effort international envers ce pays et son "influence réduite" sur les choix stratégiques et le cours des événements.

Le gouvernement fédéral a décidé jeudi de mettre fin à la présence militaire belge à Islamabad, la capitale pakistainaise, où un détachement composé d'une centaine de militaires et de deux avions de transport C-130 Hercules avait été maintenu après l'évacuation de plus de 1.400 personnes de Kaboul après le retour au pouvoir des talibans, ont annoncé les trois départements concernés.

Le gouvernement a décidé de mettre un terme aux évacuations depuis l'aéroport de Kaboul, "au vu de l'évolution de la situation en Afghanistan et en accord avec les autres partenaires européens", a indiqué mercredi soir le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo dans un communiqué. Cinq vols ont encore pu être opérés entre Kaboul et Islamabad ce mercredi.

L'opération "Red Kite" (littéralement cerf-volant rouge) lancée par le gouvernement belge pour évacuer d'Afghanistan ses ressortissants ainsi que des Afghans ayant travaillé pour la Belgique, des organisations internationales et des ONG, soit 470 personnes, dépend en large partie de la bonne volonté des fondamentalistes régnant désormais en maîtres sur le pays, a reconnu le gouvernement belge.

Un premier avion C-130 de l'armée belge a décollé mercredi matin vers 11h00 depuis l'aéroport militaire de Melsbroek à destination du Pakistan, d'où la Belgique opérera ses vols de rapatriement de ressortissants belges présents en Afghanistan. C'est ce qu'a indiqué la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS).