Tout sur Irak

C'est sans bruit, sans gloire, mais sans prendre de risque politique majeur que Joe Biden a orchestré le retrait définitif des troupes américaines d'Afghanistan, au diapason d'une opinion publique lasse de la plus longue des guerres de l'Amérique.

La Belgique a réitéré lundi, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, l'engagement de l'"ensemble de son gouvernement" au sein de la coalition dirigée par les Etats-Unis depuis 2014 pour éradiquer le groupe djihadiste Etat islamique (EI), lors d'une réunion ministérielle à Rome.

Habituellement discret, l'ancien président républicain George W. Bush, toujours fortement critiqué pour "sa guerre contre le terrorisme", s'est de nouveau invité dans le débat public américain, cette fois-ci en tant que défenseur de l'immigration, à contre-courant de son propre parti.

Joe Biden, qui sonne mercredi le départ des troupes américaines d'Afghanistan, aime à se présenter comme un opposant aux "guerres sans fin" de l'Amérique, hanté aussi par son vote controversé en faveur de l'intervention en Irak de 2003.

"Nous devons rester prudents: Daesh n'a pas été vaincu. Les derniers mois ont montré que notre ennemi commun s'adapte et constitue même une nouvelle menace", a déclaré Sophie Wilmès. La ministre des Affaires étrangères a co-présidé mardi avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken une réunion ministérielle virtuelle de la Coalition internationale luttant contre le groupe terroriste État islamique en Syrie et en Irak. Cette réunion réunissait les 32 États et organisations internationales les plus impliqués dans son action.

En cause? Un voyage effectué par Georges Dallemagne (CDH). En décembre dernier, le député s'était rendu en mission privée à Qamishli, dans le Kurdistan syrien, en passant par l'Irak et un poste-frontière tenu par les Kurdes.

Au premier rang dans la lutte contre Daech, les groupes armés chiites proiraniens s'émancipent de la tutelle du gouvernement irakien pour pousser en avant leur agenda, le combat contre la présence américaine. Peut-être même au mépris des intérêts de l'Iran. Reportage exclusif.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, va proposer aux États membres d'augmenter le financement des activités de dissuasion et de défense, lors de la réunion des ministres de la Défense mercredi et jeudi, a-t-il fait savoir lundi. Ils devront également aborder les progrès réalisés vers un partage plus équitable des charges, ainsi que le sommet qui se tiendra plus tard dans l'année.

Le président sortant a perdu tout crédit politique mais pas sa capacité de nuisance. Comment l'empêcher d'instrumentaliser ses partisans contre Joe Biden?