Tout sur Irak

Le groupe Etat islamique (EI) est affaibli, mais une résurgence reste possible si les Etats-Unis quittent l'Irak, a estimé mercredi le numéro deux de la coalition internationale antijihadiste en Irak et Syrie, le général américain Alexus Grynkewich.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde contre une résurgence du terrorisme islamiste si le gouvernement libyen siégeant à Tripoli, reconnu par l'ONU, venait à être renversé, dans un article paru samedi à la veille d'une conférence internationale à Berlin sur le conflit en Libye.

A l'été 2019, l'armée israélienne a étendu à l'Irak sa lutte contre la filière iranienne d'armement, en ciblant notamment le Hezbollah irakien. Netanyahou - Trump, même combat ? A nuancer.

La campagne antiaméricaine des milices proiraniennes en Irak visait sans doute à occulter la contestation de la mainmise de l'Iran sur Bagdad. Mais la réplique radicale de Trump donne une autre dimension au conflit.

Le chef des Gardiens de la Révolution iraniens, Hossein Salami, s'adresse dimanche au Parlement à huis clos, au sujet de l'assassinat d'un haut commandant de la République islamique par Washington, de la riposte iranienne et du crash d'un avion à Téhéran.

Le commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a endossé samedi la "responsabilité totale" de la catastrophe de l'avion de ligne ukrainien abattu mercredi après son décollage de Téhéran, par un missile iranien tiré "par erreur".

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Irak sont montées d'un cran vendredi au sujet du retrait des troupes américaines, réclamé par Bagdad mais dont Washington refuse même de discuter.

Huit combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires irakiens dominée par des forces pro-Iran, ont été tués dans des frappes aériennes dans l'est de la Syrie, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) sans pouvoir identifier l'auteur du raid.

Les frappes iraniennes ayant visé des bases américaines en Irak, en riposte à l'assassinat d'un général iranien, constituent une réponse calibrée qui évite une surenchère de Donald Trump, jugent de nombreux experts, tout en prévenant que Téhéran risque de poursuivre ses représailles par des moyens détournés.

Esmaïl Qaani, le nouveau chef de la force Qods désigné pour remplacer Qassem Soleimani, a un long parcours de gardien de la révolution, et semble taillé pour assurer la continuité, mais sans le charisme de son prédécesseur éliminé par les Américains.