Tout sur institut Vias

Le nombre d'accidents a significativement diminué en Belgique, durant le confinement. Avec la réouverture des bars et restaurants, et le début de l'Euro de football, une recrudescence est à craindre. Et de nombreux contrôles routiers sont prévus tout l'été. Le point avec Benoît Godart, porte-parole "sécurité routière" et "mobilité" de l'institut Vias.

"Il n'y a jamais eu aussi peu d'accidents de la route qu'au cours du 1er trimestre 2021", affirme Vias, alors que tous les indicateurs étaient en baisse au niveau national. Lors du premier trimestre de l'année, 22 vies ont été sauvées et près de 900 accidents évités à la faveur des restrictions imposées pour lutter contre le coronavirus.

Selon le dernier baromètre de la sécurité routière de l'institut Vias, le nombre de tués sur les routes a baissé de 22% en 2020 par rapport à 2019 et le nombre de blessés de 23%, indique-t-il vendredi dans un communiqué. "Ces diminutions sont évidemment imputables aux mesures de restriction en matière de déplacements, notamment en avril et en novembre", précise-t-il en outre.

Les juges imposent de plus en plus souvent un éthylotest antidémarrage, aussi connu sous le nom d'alcolock, aux personnes prises à conduire sous influence de l'alcool. Selon une estimation de l'Institut Vias, d'ici fin 2019, il y aura environ 500 conducteurs dotés d'une telle installation en Belgique. Nous avons trouvé deux personnes qui voulaient témoigner. Elles souhaitent cependant rester anonymes, parce que le tabou reste grand.

En Belgique, un conducteur âgé de 18 à 30 ans sur quatre (27%) a reçu au moins un procès-verbal au cours de l'année écoulée, rapporte mardi l'Institut Vias. C'est à Bruxelles et en Wallonie que les jeunes conducteurs sont les plus réprimandés, alors que le risque de se faire contrôler est plus important au nord du pays, relève le centre de connaissance sur la mobilité et la sécurité routière.

Un conducteur belge sur quatre a conduit au cours du mois écoulé alors qu'il dépassait le taux d'alcool légal, selon les résultats d'une étude internationale de sécurité routière menée dans 32 pays et relayée mardi par l'institut Vias. L'étude pointe les mauvaises habitudes des Belges au volant. Ainsi, il arrive également à six Belges sur dix de rouler trop vite en agglomération. Et près de 30% consultent leurs mails ou messages au volant.

Injurier les autres usagers au volant, klaxonner de manière intempestive, coller délibérément les autres véhicules et même descendre de voiture pour s'expliquer: tous ces comportements sont en hausse en Belgique, d'après le dernier baromètre de la sécurité routière effectué dans 11 pays européens par la Fondation Vinci Autoroutes, et relayé en Belgique par l'institut Vias.

Alors que la nouvelle enquête nationale "d'insécurité" annuelle de l'institut Vias dévoile des chiffres inquiétants quant à la part de jeunes conducteurs admettant avoir déjà pris le volant d'une voiture en étant sous l'influence de drogues, il semble que la police pourra dès ce début d'année, mais à une date inconnue, commencer à utiliser les nouveaux systèmes de prélèvement de salive qui devraient faciliter la détection et la répression de tels faits.

Dix accidents de la route blessant ou tuant un enfant de moins de 15 ans ont été recensés chaque jour l'année dernière, indique l'Institut Vias lundi dans un nouveau rapport. Ce type d'accidents, moins fréquents depuis plusieurs années, surviennent principalement au début et à la fin des heures de cours. Dans près de la moitié des cas, les jeunes victimes sont en vélo ou à pied.

Un conducteur belge sur sept se dit stressé au volant, selon une étude européenne menée par la fondation Vinci Autoroutes et relayée vendredi par l'Institut Vias. Il s'agit de la plus forte proportion sur les onze pays étudiés.