Tout sur Idleb

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi son homologue russe Vladimir Poutine à "freiner" le régime syrien dans la province rebelle syrienne d'Idleb, au coeur d'une intense activité diplomatique destinée à mettre fin aux combats et à une situation humanitaire désastreuse.

L'arrêt des combats dans la province rebelle syrienne d'Idleb, en proie à une violente offensive du régime et de Moscou, était vendredi au coeur d'une intense activité diplomatique qui devait culminer avec un entretien téléphonique entre les présidents turc et russe, acteurs clefs du conflit.

La Turquie frappera le régime syrien "partout" en Syrie en cas de nouvelle attaque contre ses forces, a menacé mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, accusant en outre la Russie de prendre part au "massacre" de civils dans le nord-ouest du pays.

La Turquie a envoyé de nouveaux renforts militaires vers ses points d'observation dans la province syrienne d'Idleb où les forces du régime syrien progressent en dépit des mises en garde répétées d'Ankara, ont rapporté les médias vendredi.

Un demi-million de personnes ont été déplacées depuis deux mois dans le nord-ouest de la Syrie, où le pouvoir de Bachar al-Assad et son allié russe poursuivent une offensive contre les djihadistes et les rebelles, a annoncé l'ONU mardi.

La Russie et la Chine ont mis jeudi leur veto à une résolution de l'Allemagne, la Belgique et du Koweït imposant un cessez-le-feu à Idleb en Syrie, approuvée par 12 pays, illustrant à nouveau la profonde division du Conseil de sécurité de l'ONU sur ce dossier.