Tout sur Idleb

Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), qui contrôlent la majorité de la province d'Idleb, sont appelés à se retirer d'ici lundi des régions qui doivent former la future "zone démilitarisée" selon un accord russo-turc.

Le monde et les Etats-Unis suivent "de très près" l'évolution de la situation en Syrie, a averti mercredi Donald Trump, tandis que se multipliaient les mises en garde contre un assaut du régime contre Idleb, dernier grand bastion rebelle et jihadiste.

"Massacre", "bain de sang" et menaces américaines. Les mises en garde se sont multipliées contre la perspective d'un assaut du régime contre Idleb, le dernier grand bastion rebelle et jihadiste en Syrie, à deux jours d'un sommet décisif à Téhéran.

Jenan Moussa, une journaliste de la chaîne de télévision arabe Al Aan, est parvenue à entrer en contact par internet avec un djihadiste belge et deux autres, néerlandais, qui se trouvent actuellement dans la ville d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Les trois hommes détaillent ainsi la manière dont la cité se prépare à faire face à une attaque du régime de Bachar al-Assad et la façon avec laquelle ils offrent leurs services aux divers groupes présents sur le terrain. "Je travaille maintenant comme indépendant. Nous collaborons militairement avec différents groupes", explique le Belge.

Le conflit en Syrie entre bientôt dans sa huitième année et les combats opposant les différents belligérants se poursuivent sur plusieurs fronts, où des millions de civils sont pris sous les feux croisés, certains victimes d'une grave crise humanitaire.

Un pilote russe a été tué dans le nord-ouest de la Syrie après la destruction de son avion, un Soukhoï SU-25, par des tirs d'un groupe jihadiste contrôlant la province d'Idleb, cible d'une vaste offensive des forces prorégime alliées à Moscou.