Tout sur Huawei

Le ministre américain de la Défense a prévenu samedi les Européens qu'en autorisant l'équipementier télécoms chinois Huawei pour construire les réseaux 5G ils risquaient de "menacer" l'Otan.

Le monde est à la veille d'une révolution aussi fondamentale que l'arrivée d'Internet. Smart cities, voitures autonomes, médecine à distance, téléchargement ultrarapide. Espionnage, tensions géopolitiques, gros sous et craintes pour la santé. La 5G, la nouvelle série à bingewatcher. Attention spoiler.

Soupçonné d'espionnage par les Etats-Unis, surveillé de près par le Centre pour la cybersécurité en Belgique, le Chinois Huawei se dit pourtant prêt à déployer la 5G chez nous dès 2020. Son responsable de la stratégie à Bruxelles, Hui Cao, croit en une "transition numérique durable".

Le gouvernement chinois a convoqué récemment des responsables de grandes entreprises technologiques pour les avertir des conséquences d'un arrêt de leurs ventes de technologies en Chine, ont rapporté samedi des médias américains.

Le centre belge pour la cybersécurité (CCB) ne va pas émettre d'avis négatif au sujet de l'entreprise technologique chinoise Huawei, accusée d'espionnage par les USA entre autres. Après des mois d'enquête, le CCB n'a pas trouvé de preuve concrète établissant une quelconque menace, rapporte De Standaard.

Contre toute attente, c'est un petit poucet chinois qui a remporté l'effrénée course aux smartphones pliables, au grand dam des ténors de la filière : la marque chinoise Royole (spécialisée dans les dalles flexibles) propose à la vente, sur son site, la version "développeur" du tout premier portable pliable du monde, le Flexpai : un téléphone au format d'une tablette qui, une fois plié, a la taille d'un livre de poche. D'ores et déjà accessible en Chine, depuis octobre dernier, la version grand public sera disponible pour les clients occidentaux courant 2019.

Faut-il interdire l'activité des sociétés technologiques chinoises par crainte d'espionnage ? Plus encore que les autres puissances, la Chine a des raisons de s'y adonner, estime le cryptologue Bart Preneel. L'Europe aurait donc intérêt à développer une stratégie indépendante pour en prévenir les effets.