Tout sur Hexagone

Un mois après les premières annonces de confinement en Belgique, de nombreux acteurs économiques sont aux abois. Ils appellent de leurs voeux un retour à la normale que la situation sanitaire ne permet pas encore. Et pourtant, il faudra aussi sauver l'économie. Sans traîner.

Tous les matins à 11 heures, rendez-vous est pris. C'est le moment du briefing quotidien de Sciensano. Combien de personnes hospitalisées. Combien de nouveaux cas. Combien de décès. Et combien de personnes ont pu quitter l'hôpital. Zéro blabla. Des chiffres. Des faits. Des graphiques. De l'émotion aussi, parfois, comme lors de l'annonce du décès d'une fillette de 12 ans. C'est la méthode choisie par le centre de crise pour communiquer à la population sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans notre pays.

Cet été, les Belges sont les plus prompts parmi les étrangers à écraser le champignon sur les routes françaises des vacances: l'Hexagone a envoyé 74.651 amendes au Plat pays, soit 8% de plus que durant les mois de juillet et août de l'année passée, écrivaient samedi De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et het Belang van Limburg, citant l'organisation de mobilité VAB.

"La motivation terroriste" de l'attaque de Strasbourg, qui a fait deux morts et 14 blessés, "n'est pas encore établie" mercredi matin, a déclaré sur France Inter le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez, invitant à la "plus grande prudence" sur la qualification des faits. Selon les médias de l'Hexagone, l'auteur est Chérif C., né à Strasbourg et âgé de 29 ans.

C'était à la rentrée 2012. Libération avait titré "Casse-toi, riche con" et l'Hexagone était en émoi. L'exil fiscal belge de Bernard Arnault, aujourd'hui quatrième fortune mondiale, avait fuité dans la presse : le patron du groupe de luxe LVMH avait sollicité, en juillet, la nationalité moules-frites.

Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé à l'unanimité mercredi soir un projet de décret introduisant le prix unique du livre en Belgique francophone. Les livres édités en France ne pourront en conséquence plus être vendus plus cher chez nous, comme c'est le cas aujourd'hui.

Les Français résidant en Belgique ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron lors du premier tour de l'élection présidentielle française dimanche. Le leader d'En Marche! a été crédité de 35,5% des 46.184 votes valides, indique lundi l'ambassade de l'Hexagone.