Tout sur Heidi De Pauw

Des fillettes en niqab, des visiteurs traités de "mécréants" et accueillis avec des pierres: les enfants de djihadistes du camp syrien d'Al-Hol sont de plus en plus radicalisés et doivent être "rapatriés au plus vite" en Europe, estime Heidi De Pauw, directrice générale de l'association Child Focus, dans un entretien accordé à l'AFP.

Au moins 25 combattants belges se trouvent actuellement dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, écrit mardi De Morgen. Certains d'entre eux combattent aux côtés des djihadistes, des milices rebelles et de l'armée turque contre les troupes du président syrien Bachar el-Assad et de l'armée russe. Les services de sécurité belges confirment que s'y trouvent notamment des djihadistes anciennement membres de Sharia4Belgium.

Une centaine de personnes se sont réunies, mardi matin, dans les bureaux du délégué aux Droits de l'enfant situés rue de Birmingham, à Molenbeek-Saint-Jean, à l'occasion d'une table ronde traitant du rapatriement des enfants belges en Syrie, sur base du rapport de la mission humanitaire organisée du 6 au 16 juin derniers.

Six femmes de combattants belges de l'organisation terroriste État islamique (EI) ont récemment fui le camp kurde d'Al Hol grâce à des trafiquants d'êtres humains, rapporte vendredi le site d'investigation flamand Apache, citant Heidi De Pauw, la directrice de Child Focus. Le professeur Gerrit Loots, qui suit de près la situation dans les camps, confirme également qu'un certain nombre de femmes belges ont quitté cet endroit.

Une réforme de la justice pénale, en particulier en matière de violence sexuelle, est exigée mercredi par divers experts dans une lettre ouverte publiée mercredi dans De Morgen. Le meurtre de Julie Van Espen illustre douloureusement que la Belgique ne lutte pas assez contre les violences faites aux femmes, suggère le plaidoyer.

Child Focus a enregistré l'an dernier 257 enlèvements parentaux internationaux effectifs, contre 217 en 2016. Une hausse inquiétante, d'autant plus que le taux de résolution est particulièrement bas: une solution n'a pu être trouvée que pour un tiers de ces dossiers, contre près de la moitié les années précédentes, ressort-il du dernier rapport annuel de la Fondation présenté mardi.

Ils sont actuellement 1.500 migrants, dont des mineurs non accompagnés, à tenter de survivre dans la région côtière du nord de la France, et particulièrement dans le bois du Puythouck à Grande-Synthe, à quelques encablures à peine de la frontière belge.