Tout sur Groen

Un an après l'installation du gouvernement fédéral, celui-ci ne dispose toujours pas d'un vrai Premier ministre, estiment les Verts qui ont dressé lundi un bilan sommaire et critique de l'équipe de Charles Michel.

Contrairement à l'Open VLD et au CD&V, la N-VA continue à plaider en faveur d'un statut séparé pour les réfugiés. "Si on ne prend pas de mesures maintenant, le système sera sous pression. Et alors on a le choix : soit on construit un mur autour de la sécurité sociale, soit autour du pays. Et nous ne sommes pas favorables à cette dernière option" a déclaré la députée Sarah Smeyers à la VRT.

Comment les membres des partis politiques se positionnent-ils sur l'axe gauche-droite ? L'étude de Bram Wauters, chercheur à l'Université de Gand, révèle que "le flanc de gauche" de la N-VA, dont le président du parlement flamand Jan Peumans ferait partie, est moins important que ce que l'on imagine généralement.

La présidente de Groen, Meyrem Almaci, s'étonne que Bart De Wever lance tout à coup l'idée d'un statut spécial pour les réfugiés reconnus, alors que ces dernières années, on a économisé sur l'accueil des réfugiés. Kathleen Van Brempt (sp.a) estime, quant à elle, que le bourgmestre d'Anvers ravive les oppositions "eux-nous".

Un an après les élections du 25 mai 2014, Groen a fait un premier bilan des politiques fédérale et flamande et des partis de majorité N-VA, CD&V et Open Vld. Selon Groen, ces partis ont brisé au moins dix promesses électorales importantes durant la dernière année, alors qu'elles étaient réalisables ou qu'il existait de bonnes alternatives.

Un sondage pour la VRT et De Standaard donne un CD&V en regain de forme (21,2%, +2,7% par rapport aux élections de mai 2014), une situation qui s'inscrit dans une certaine tendance à la hausse ces derniers mois dans cette même enquête. Celle-ci contraste cependant avec le sondage Le Soir/RTL-TVI/De Morgen/VTM qui pointait le CD&V à 15%.

Elle avait été relancée il y a quelques jours par l'ex-ministre Freya Van den Bossche, l'idée d'un front de gauche flamand autour du sp.a et de Groen est défendue aujourd'hui par une poignée d'élus et mandataires socialistes flamands. Le président sortant du sp.a Bruno Tobback, en campagne pour l'élection à sa succession, ne l'écarte pas même s'il se montre particulièrement prudent.

Les quatre candidats à la présidence d'Ecolo, scrutin pour lequel les militants voteront dimanche, refusent catégoriquement l'idée de créer un parti unique avec Groen, formule que soutenait chaudement la direction sortante, ressort-il d'une interview au Soir des deux duos candidats, Zakia Khattabi et Patrick Dupriez d'une part, Chloé Deltour et Christos Doulkeridis de l'autre.

Des interviews croisées permettent de constater que les ambitions de rapprochement entre Ecolo et Groen sont portées avec quelques nuances par les partis écologistes du nord et du sud du pays.

Ecolo pourrait créer un parti fédéral avec Groen, son frère écologiste au nord du pays. Telle est l'une des propositions du rapport "Re-génération" rédigé par le comité de pilotage chargé d'encadrer le nouveau du parti après sa défaite électorale.