Tout sur Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

"J'ai l'impression d'être en blocus depuis 5 semaines à cause de la surcharge de travail", "Je vis dans un logement social extrêmement bruyant, avec un wifi très lent, ce qui m'empêche d'étudier correctement". Ce sont deux témoignages parmi les dizaines rapportés chaque jour depuis le début de la crise du coronavirus. Ils traduisent la grande détresse dans laquelle sont plongés de très nombreux étudiants, entre l'impact psychologique de l'isolement, l'incertitude pour l'avenir et l'accentuation des inégalités sociales. Et ces inquiétudes légitimes ne font que grandir à l'approche des examens de fin d'année.

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut être juge et partie en matière d'enseignement, au nom du modèle de pilotage choisi, fondé sur celui des services marchandisés. Il ne peut être régulateur et organisateur. Le Gouvernement se prépare donc à transférer son enseignement vers une personne morale, organisme d'intérêt public (OIP).

Le "Pacte d'Excellence" est sur le point d'entrer dans sa phase finale. L'heure est donc aux grands arbitrages pour le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Certaines propositions seront coulées dans un projet de loi ; d'autres ne pourront être mises en oeuvre. Or, pour nos cinq organisations de jeunesse politiques (DéFI Jeunes, Ecolo J, Jeunes cdH, Jeunes MR et Jeunes socialistes), il serait inconcevable de faire l'impasse sur une réforme de l'Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS).

D'ici fin septembre, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles 'tranchera' sur les mesures proposées dans le Pacte pour un enseignement d'excellence. Après près de deux ans de travaux, le processus qui vise 'une grande réforme de l'école' devrait atterrir... ou s'écraser en laissant un goût amer d'occasion ratée.