Tout sur GIEC

Près de dix milliards d'euros par an. C'est ce que le réchauffement climatique pourrait coûter à la Belgique d'ici à 2050 si rien ne change, selon une récente étude. Qui confirme le double combat du siècle : réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi anticiper les conséquences qui ne pourront pas être évitées.

Il a été adopté dans la liesse, et un certain soulagement, le 12 décembre 2015. Cinq ans plus tard, quel bilan tirer de l'Accord de Paris? Ce premier accord climatique "universel" et "juridiquement contraignant" est-il parvenu à faire dévier de sa trajectoire un paquebot qui semblait se diriger tout droit vers l'iceberg, à savoir une augmentation de la température mondiale moyenne de plus de 3°C par rapport à l'ère pré-industrielle? Tentative de réponse.

La Belgique est en tête des pays européens pour qui la lutte contre la hausse des mers est la plus rentable, avec 95 % de ses côtes concernées. D'après une nouvelle étude, le coût monumental de ces travaux serait " remboursé " plus de vingt-cinq fois grâce à l'activité économique et aux structures ainsi épargnées.

Polytechnicien, docteur en génétique et auteur de l'ouvrage Apprendre au XXIe siècle (Calmann-Lévy), François Taddei vient d'être fait docteur Honoris causa de l'UCLouvain. L'occasion de s'entretenir avec ce chantre de l'apprentissage en coopération pour qui partager nos connaissances est la meilleure façon d'apprendre.

Dans la presse flamande, on se penche sur les conséquences du réchauffement climatique. Pas à l'autre bout du monde, mais en Belgique. Et sur la côte belge, ses effets sont déjà visibles. Au point que certains envisagent très sérieusement de relever le niveau de toutes les digues. Les appartements situés aux premiers étages risqueraient donc de perdre leur vue sur mer.

Pour atteindre les objectifs de diminution à 50% des émissions de carbone d'ici 2030, comme le préconise le GIEC, il faudra s'attaquer à tous les pans de nos modes de vie. Le numérique et les nouvelles technologies produisent une part non négligeable de la pollution dans le monde.

Catastrophe écologique imminente ? Crise financière systémique à venir ? Guerre mondiale ? La gestion de la cité doit-elle tenir compte des prophéties catastrophistes ou est-elle condamnée à rester dans un rôle de maintenance de l'état présent ? Le changement est-il impossible ? Et si le statu quo était en fait la pire option ?

En mai dernier, plus de 80 % des Européens ont redit dans les urnes leur foi inébranlable en une mondialisation productiviste heureuse et sans limites fondée sur une consommation effrénée d'énergies fossiles (y compris nucléaires) dont ils croient réaliste de penser que leur absence détruirait deux cents ans de progrès et qu'elles seraient, par conséquent, irremplaçables dans nos vies à jamais.

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a déclaré lundi soir cette commune centrale de la capitale "en état d'urgence climatique". Dans une motion adoptée dans ce sens à l'issue d'une concertation entre forces de la majorité et de l'opposition, à l'exception de la N-VA, les conseillers communaux se sont, en outre, fixé, l'objectif de la neutralité carbone pour 2050. C'est celui que s'est également fixé la Région bruxelloise.