Tout sur Ghouta orientale

La France a "la preuve" que le régime syrien a utilisé des armes chimiques le 7 avril près de Damas, et prendra ses décisions en "temps voulu", en coordination avec les Etats-Unis, sur d'éventuelles frappes en représailles, a déclaré le président Emmanuel Macron.

Le régime syrien et son allié russe ont accusé Israël d'avoir mené lundi des frappes meurtrières contre une base militaire en Syrie, au surlendemain d'une attaque chimique présumée condamnée par la communauté internationale.

Au moins 35 personnes ont été tuées mardi dans un tir de roquette des rebelles qui a visé un "marché" dans la banlieue de Damas, selon un nouveau bilan de l'agence officielle Sana. Et au moins 29 civils ont été tués mardi dans les bombardements sur Douma, la grande ville des secteurs rebelles dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, où le régime syrien poursuit une offensive dévastatrice, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le président syrien Bachar al-Assad s'est rendu dimanche dans la Ghouta orientale où il a félicité ses troupes pour avoir "sauvé Damas", alors qu'une offensive est en cours pour éliminer le dernier fief rebelle aux portes de la capitale, ont rapporté ses services.

La Russie est "complice" des atrocités du président syrien Bachar al-Assad en Syrie, en faisant le "choix délibéré" de ne pas faire respecter le cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, a estimé jeudi une porte-parole du Pentagone, Dana White.

Les combats se poursuivaient en Syrie, notamment dans l'enclave assiégée de la Ghouta orientale et autour d'Afrine, dans la région frontalière de la Turquie, marquant l'entrée du pays jeudi dans sa huitième année de conflit.

Une énième réunion sur la Syrie à l'ONU s'est transformée lundi en chambre d'accusation contre la Russie, accusée par les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni d'être responsable de l'absence de cessez-le-feu dans la Ghouta orientale.