Tout sur Germain Mugemangango

Alors que le PTB a échoué à monter au pouvoir dans plusieurs grandes villes où il a réalisé une percée aux élections du 14 octobre dernier, le parti d'extrême gauche se fixe l'objectif, pour les communales de 2024, de mettre fin à des majorités absolues du PS, a indiqué mercredi son porte-parole francophone Germain Mugemangango.

Le PTB devrait compter un élu provincial supplémentaire à Boussu, affirme le parti. Annoncé le 14 octobre au soir, celui-ci a été retiré le lendemain, au profit du PS. Le PTB introduira lundi un recours auprès du Conseil provincial du Hainaut.

Le PTB a lancé vendredi à Charleroi "une consultation populaire" en vue des prochaines élections communales. La même démarche, qui vise à consulter les citoyens sur leurs priorités et à les sonder sur certaines propositions du parti, sera lancée prochainement dans d'autres communes wallonnes, a indiqué Germain Mugemangango, le porte-parole du PTB.

"A l'heure où le PS se positionne clairement en faveur du décumul, le CdH a manifestement pris peur. Face aux difficultés, le cdH a manifestement choisi de déserter", explique Elio Di Rupo dans un communiqué.

Nouveau porte-parole du PTB, Germain Mugemangango a été présenté sous toutes les coutures : né Schaerbeek en 1973, études à l'ULB, Carolo d'adoption... Par contre, ses origines rwandaises n'ont guère été évoquées.

Mardi 28 mars, 11h03, on arrive un peu essoufflée au numéro 171 du boulevard Lemmonier - c'est qu'il est long ce boulevard - pour la conférence de presse du PTB. Peter Mertens, le président, tient déjà le crachoir dans la salle de presse baignée en partie par le soleil. C'est qu'on est ponctuel au PTB.

Très populaire dehors, beaucoup moins pesant dedans, ainsi s'écrit le paradoxe Hedebouw : la principale figure du parti qui monte n'en est pas le principal dirigeant. Loin de là.