Tout sur Georges-Louis Bouchez

Rajae Maouane (Ecolo) dans la tourmente, le débat s'enflamme. Pour trois raisons: la lutte à gauche et le positionnement problématique d'Ecolo, le discours tranché des libéraux version Bouchez et la difficulté de tenir des échanges sereins sur la notion de "communauté".

Georges-Louis Bouchez (MR) et Raoul Hedebouw (PTB) s'attaquent sans cesse: une lutte facile qui leur rapporte à tous les deux. Dans cette triangulation, le PS enrage, lui qui a le plus à perdre. Si les relations entre socialistes et libéraux se tendent, c'est aussi pour cela.

De toutes les aventures tentant de renouveler la politique, Régis Warmont rompt avec la politique belge et explique longuement pourquoi. Comme un requiem radical de la part d'un citoyen très critique à l'égard des politiques et furieux de voir la démocratie menacée.

L'éventualité soulevée dimanche par le ministre-président flamand Jan jambon (N-VA) d'assouplir plus rapidement les mesures corona en Flandre où le taux de vaccination est supérieur à celui des deux autres régions a été rejetée lundi matin par les deux plus grands partis francophones.

La gestion de la pandémie nous a montré que les partenaires de la coalition Vivaldi ne manquent pas de s'étriper quant à la manière de l'aborder. Outre l'aveu du non-respect de la bulle par Jean-Marc Nollet, le co-président d'Ecolo, on assiste à ce que certains observateurs appellent la " participopposition " du MR : un pied dedans, un pied dehors.

Samedi soir, un jeune homme de 21 ans est décédé après être tombé de la fenêtre d'un hôtel dans le centre d'Anvers. Il tentait d'échapper à un contrôle de la police pour une lockdown party. Le drame ne semble pas avoir ému le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) qui déclare ne ressentir " aucune compassion " pour les fêtards.

Le président du MR évoque les "millions de Belges qui ne peuvent pas se passer de voiture", avoue son amour pour l'auto et et s'en prend au "petit monde" qui définit la bonne façon de penser. Ecolo s'étrangle.

Chantre de la "particip-opposition", Georges-Louis Bouchez irrite à la fois les vrais partis de l'opposition et ceux de la majorité, comme l'ont encore démontré les récentes polémiques liées au reconfinement. Pourtant, au final, tous se réjouissent de cette agitation, qui fragiliserait le MR et donc pourrait être bénéfique aux autres formations.