Tout sur George Floyd

Alors que la ville de Houston, au Texas, se prépare à accueillir les funérailles de George Floyd, au lendemain de la comparution pour la première fois devant la justice du policier accusé de son meurtre, regards croisés sur cette crise avec deux universitaires afro-américains : Elijah Anderson (Yale) et David Dent (université de New York). Ils décryptent les racines du racisme aux Etats-Unis.

Tandis que les Etats-Unis s'enflamment une nouvelle fois sur fond de dérapage policier envers la communauté noire, la Belgique se félicite de son éclectisme et de son ouverture à toutes les cultures. Voilà pour l'image et les mots. Mais dans le fond, tout n'est pas si rose.

La colère grandit aux États-Unis, après une apparente bavure policière dont un homme noir a été victime dans le Wisconsin. Minneapolis, New York ou Portland : plusieurs villes américaines sont devenues depuis le théâtre de rassemblements parfois violents, des milliers de personnes exigeant que justice soit faite pour Jacob Blake. Un nouveau drame qui ravive les tensions et le mouvement historique de protestation contre le racisme né il y a trois mois de la mort de George Floyd.

Le président américain Donald Trump a retweeté, dimanche, une vidéo sur laquelle on peut entendre un de ses partisans crier "White Power", un slogan raciste couramment repris par les nationalistes blancs d'extrême droite. Quelques heures plus tard, le tweet avait été supprimé.

Favori des intentions de vote chez les minorités et les femmes américaines, le candidat démocrate Joe Biden a pris une avance de 14 points sur Donald Trump dans un sondage national publié mercredi, à quelques mois de l'élection présidentielle.

"Abattre une statue, c'est une chose. Se battre pour l'humain, c'en est une autre." L'éditorial d'Anne-Sophie Bailly, rédactrice en chef du Vif/L'Express.

Un homme a été tué et un autre grièvement blessé samedi par des tirs dans la "zone autonome" créée par des manifestants dans un quartier de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, ont annoncé les autorités.

"Dire que les vies noires comptent" : à travers des rassemblements, souvent festifs, des milliers d'Américains ont célébré vendredi "Juneteenth" pour le 155e anniversaire de l'abolition de l'esclavage et l'unique statue d'un général confédéré à Washington a été mise à bas, dans un pays secoué par des tensions raciales depuis la mort fin mai de George Floyd.