Tout sur Génocide arménien

Des centaines de milliers d'Arméniens commémoraient vendredi les massacres perpétrés par les Turcs ottomans à partir de 1915, avec notamment à Erevan un hommage solennel en présence de Vladimir Poutine et François Hollande, qui a appelé la Turquie à reconnaître ce génocide.

Le ministre-président wallon, Paul Magnette (PS), a préconisé dimanche "un vrai débat" au parlement fédéral sur la reconnaissance par la Belgique du génocide arménien de 1915, objet de tiraillements au sein de certains partis belges, comme l'a prouvé l'exclusion vendredi par le cdH de la députée bruxelloise d'origine turque Mahinur Ozdemir.

La députée bruxelloise Mahinur Ozdemir ne fait plus partie du cdH après que le comité de déontologie du parti a constaté qu'elle ne reconnaissait pas l'existence du génocide arménien. L'intéressée s'est dite déçue, mais sereine. Les réactions, elles, sont nombreuses.

Le président américain Barack Obama a qualifié jeudi le massacre d'Arméniens pendant la Première Guerre mondiale de "terrible carnage", évitant d'employer le mot "génocide", à quelques heures de la date-anniversaire du centenaire de ces tueries.

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a fermement dénoncé mardi les propos du pape François qui a parlé dimanche de "génocide" à propos des massacres d'Arméniens commis en 1915 par l'Empire ottoman, évoquant des "délires".

Le pape François a utilisé dimanche dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome le terme "génocide" pour le massacre des Arméniens il y a cent ans, au risque de fortement perturber ses relations diplomatiques avec la Turquie.

Le gouvernement turc mettra en oeuvre un nouveau train de représailles contre la France si le Sénat français adopte une proposition de loi punissant la négation du génocide arménien, nié depuis toujours par la Turquie, a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères.