Tout sur génocide

Les massacres commis au Congo à la fin du XIXe siècle ne sont pas imputables au seul roi Léopold II. Pour l'historien Pierre-Luc Plasman (UCL), le "caoutchouc rouge" s'est répandu dans un contexte qui a permis à de simples quidams de se transformer en bourreaux. Pas d'intention génocidaire, donc, mais beaucoup d'aveuglement.

Les massacres commis au Congo à la fin du 19ème siècle ne sont pas imputables au seul roi Léopold II. C'est la thèse de l'historien Pierre-Luc Plasman (UCL). Pour lui, c'est le contexte qui a permis à de simples quidams de se transformer en bourreaux. Pas d'intention génocidaire, donc, mais beaucoup d'aveuglement.

Le pape François a utilisé dimanche dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome le terme "génocide" pour le massacre des Arméniens il y a cent ans, au risque de fortement perturber ses relations diplomatiques avec la Turquie.

"J'ai l'impression d'avoir vécu le génocide". Sarah Uwumugishan, 19 ans, est née après les massacres de 1994. Pourtant, chaque année, à l'approche des commémorations du génocide qui fit 800.000 morts au Rwanda, elle se cloître, en proie à d'insondables tourments.

Le parquet de Bosnie-Herzégovine a inculpé vendredi deux Serbes de Bosnie, des anciens responsables de la police, pour leur rôle dans le génocide commis en juillet 1995 à Srebrenica (est) par les forces serbes bosniennes, le pire massacre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Près de Nyamata, d'anciens tueurs cohabitent avec des survivants dans un "village de la réconciliation". Un beau projet, mais qui cache mal les divisions d'une société rwandaise encore profondément meurtrie, 20 ans après le génocide.

Le Premier ministre Elio Di Rupo a salué dimanche matin la mémoire des victimes belges, mais également rwandaises, du génocide de 1994 au Rwanda, devant les familles des 22 militaires et des civils belges qui ont perdu la vie dans ce drame, avant leur départ pour Kigali en compagnie d'une délégation ministérielle belge.

Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères à l'époque du génocide au Rwanda en 1994, a appelé samedi François Hollande à "défendre l'honneur de la France" face à l'"inacceptable mise en cause" de Paris par le président rwandais Paul Kagame dans un article à paraître dans l'hebdomadaire Jeune Afrique.