Tout sur Geert Molenberghs

Si l'Agence européenne des médicaments donne son feu vert, la Belgique pourrait commencer la vaccination contre le Covid-19 à partir du 5 janvier prochain. Avec un peu de chance, les personnes vulnérables et les soignants seront vaccinés avant l'été. Cela signifie-t-il que l'on pourra tout relâcher et retrouver la vie d'avant ?

En Suisse, après une première vague relativement clémente, la situation épidémiologique s'est fortement détériorée. D'après le biostatisticien Geert Molenberghs, cette détérioration révèle que les voyages restent le moteur principal de la pandémie de coronavirus.

Si aujourd'hui nous sommes frappés par une seconde vague de covid, c'est en partie à cause des voyages de cet été, estiment plusieurs experts. "Mais nous ne devons pas culpabiliser les voyageurs, ils ont fait ce qui était autorisé."

Le professeur en biostatistique, Geert Molenberghs, a dénoncé, samedi lors d'une conférence scientifique de la Koninklijke Academie voor Geneeskunde (Académie royale de Médecine), le manque d'"informations cruciales" disponibles sur les voyageurs de retour d'un pays. En cause selon lui: la fragmentation des pouvoirs en Belgique.

Plusieurs experts du coronavirus feront une "grève du silence" ce week-end. Les experts estiment que les responsables politiques refusent trop souvent de donner des interviews sur la politique liée au coronavirus et qu'ils se cachent trop souvent derrière eux.

De Leïla Belkhir à Marc Van Ranst, les avis sur la gravité de la situation épidémiologique liée au coronavirus en Belgique divergent. Certains experts peuvent paraître plus rassurants dans leurs prises de parole, alors que d'autres tirent plus facilement la sonnette d'alarme sur la situation sanitaire ou essaient, par une communication plus tranchée, d'influencer certaines décisions politiques.

Deux mois après son lancement, le traçage de contacts de personne infectée semble encore connaître de nombreux ratés. Pierre angulaire du suivi de l'épidémie, le traçage et ses couacs donnent des sueurs froides aux épidémiologistes. D'autant plus quand les traceurs s'épanchent dans la presse avec des témoignages édifiants sur l'absurdité de leurs conditions de travail.