Tout sur Geert Bourgeois

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

Déchargés, lundi 4 novembre, de leur mission de préformation par le Palais, Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) avaient, dans leur rapport, explicitement conclu à l'impossibilité pour leurs deux partis de s'entendre. Pourquoi ont-ils tant trainé avant de l'annoncer ?

Les déclarations de Rudy Demotte mardi matin dans différents médias, excluant toute possibilité de coalition entre le PS et la N-VA, ne sont pas passées inaperçues au nord du pays, poussant l'ex-préformateur Geert Bourgeois (N-VA), qui avait travaillé en tandem avec Rudy Demotte en octobre dernier, à sortir de sa réserve.

Si un jour il y a eu de la confiance entre N-VA et PS, aujourd'hui, il n'en reste presque plus rien. Les deux partis s'entendent sur une chose : les petits partis ne peuvent plus continuer à se cacher derrière les grands.

Le roi Philippe a désigné mardi en début de soirée le président du PS, Paul Magnette, en tant qu'informateur, marquant ainsi une nouvelle étape dans la recherche d'une majorité pour le gouvernement fédéral.

Plus de cinq mois après les élections, la formation d'un gouvernement fédéral est toujours au point mort. Les pré-formateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) n'ont pas réussi leur mission de rapprochement, et le roi a repris ses consultations. Pour les éditorialistes flamands, écoeurés, l'impasse est totale.

La mission d'un mois remplie par les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) n'a pas permis de rapprocher les points de vue entre leurs deux partis. Ils ont demandé à être déchargés de leur mission. Le Roi tient sa décision en délibéré et a entamé une consultation des présidents de parti.

Le roi Philippe, qui a brièvement reçu lundi après-midi les préformateurs Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA), rencontrait en fin de journée le président du Parti socialiste Paul Magnette, avant de recevoir celui des nationalistes flamands, Bart De Wever, à 18h30.

Geert Bourgeois (N-VA) et Rudy Demotte (PS) étaient attendus ce lundi chez le Roi pour remettre un rapport au terme d'un mois durant lequel les deux hommes devaient "examiner les bases concrètes en vue de la formation d'un gouvernement fédéral autour de leur parti respectif". Selon De Morgen, les deux hommes politiques restent pré-formateurs.

Le 20 janvier 2016, Rudy Demotte (PS, photo), alors ministre- président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, écrivait, bravache, à Didier Reynders (MR), ministre des Affaires étrangères : " Vous représentez, ce mercredi 20 janvier, à Genève, la Belgique dans le cadre de l'examen périodique universel (NDLR : EPU de l'ONU).

Le duo composé du socialiste Rudy Demotte et du N-VA Geert Bourgeois a été chargé par le roi Philippe d'une mission de préformation. A la sortie de leur audience au Palais royal les désormais "préformateurs" ont mis en avant leur bonne relation personnelle et leur respect mutuel, promettant de mettre de côté "les préjugés" pour tenter de rassembler socialistes et nationalistes autour d'une même table, sans oublier les autres partis impliqués en vue de la formation d'un gouvernement fédéral (soit le MR, le CD&V, l'Open Vld et le sp.a).