Tout sur Ford Genk

La fermeture définitive ce 18 décembre de l'usine Ford à Genk est un coup dur pour le Limbourg. Cela n'a pas seulement un impact social important, mais aussi économique puisque l'usine représentait 10 000 emplois directs et indirects.

La dernière auto sortira de l'usine de Genk le 18 décembre prochain. A cette occasion, le conseil communal appelle chaque citoyen à manifester sa solidarité avec les travailleurs concernés en faisant du bruit pendant 2 minutes, à partir de midi.

La Commission européenne a annoncé vendredi avoir proposé de mobiliser le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) pour proposer à la Belgique un bon demi-million d'euros afin d'aider 479 travailleurs licenciés de l'usine de Genk (Limbourg) par le constructeur automobile Ford et de ses fournisseurs à trouver un nouvel emploi.

Les travailleurs de Ford Genk ont été seuls capables d'unir députés francophones et flamands dans la peine. Les ouvriers d'ArcelorMittal et de Caterpillar n'ont pas eu droit à cette touchante unanimité : les élus flamands ont le chagrin sélectif.

La direction et les syndicats de Ford Genk sont parvenus, après des semaines de négociations intensives, à un projet d'accord relatif à un plan social pour les ouvriers du site limbourgeois. Les premières rumeurs sur les primes prévues par l'accord sur le plan social circulent.

La Sabam n'a pas encore pris de décision concernant les concerts gratuits qui doivent avoir lieu devant les portes de l'entreprise Ford Genk, a déclaré dimanche soir le directeur général de la Sabam, Christophe Depreter, après que les syndicats eurent provisoirement annulé les prestations de peur de recevoir une facture salée de la société des auteurs. M. Depreter a souligné qu'aucun inspecteur de la Sabam ne s'était rendu sur les lieux ou n'avait fourni une estimation du montant à reverser à la Sabam.

Le ministre-président flamand Kris Peeters et le Premier ministre Elio Di Rupo espèrent un soutien des autorités européennes pour la reconversion de l'usine automobile Ford à Genk, ont-ils laissé entendre à l'issue d'une réunion de concertation entre les gouvernements fédéral et flamand.

Une centaine de personnes se trouvaient devant l'entrée de l'usine Ford de Genk jeudi matin. Une deuxième carcasse de Ford Mondeo, destinée à être brûlée pour montrer le mécontentement des travailleurs, a été déposée devant les portes de l'usine tandis que des pièces détachées destinées à d'autres entreprises européennes sont bloquées par les ouvriers en colère.

Drame national, choc, douche froide, cynisme, victimes,...les journaux francophones reviennent en long et en large jeudi sur la fermeture de l'usine Ford de Genk, s'interrogeant aussi sur l'avenir de l'industrie automobile en Belgique. Côté néerlandophone, les éditorialistes montrent du doigt les différents gouvenements qui préfèrent se rejeter la faute plutôt que de collaborer sur une politique concrète.

Johan Vande Lanotte (sp.a) ne croit pas que Ford n'ait décidé qu'il y a quelques jours de fermer l'usine de Genk. Dans une interview accordée mercredi au journal télévisé de la VRT le ministre de l'Economie a accusé l'entreprise de "tricherie".

La décision de fermer Ford à Genk, qui conduira à la suppression de quelque 10.000 emplois directs et indirects, a été prise la semaine dernière, a affirmé mercredi Stephen Odell, administrateur délégué de Ford Europe. Il y a quelques semaines encore, Ford confirmait l'arrivée à Genk de trois nouveaux modèles à produire.