Tout sur Fethullah Gülen

La Turquie a levé jeudi l'état d'urgence en vigueur depuis deux ans qui a permis au gouvernement de procéder à des purges massives après un putsch manqué, mais l'opposition craint qu'il ne perdure de fait à travers une nouvelle loi "antiterroriste".

La Turquie lève dans la nuit de mercredi à jeudi l'état d'urgence instauré il y a deux ans après un putsch avorté et dans le cadre duquel de vastes purges ont été menées, mais l'opposition craint qu'il ne perdure de fait à travers une nouvelle loi "antiterroriste".

Depuis son émergence sur la scène politique turque, il y a plus de 15 ans, le président Recep Tayyip Erdogan empile les victoires électorales. Mais il fait face à une concurrence inédite pour le scrutin anticipé du 24 juin.

La Turquie a ordonné dimanche le limogeage de plus de 2.700 personnes travaillant dans des institutions publiques en raison de prétendus liens avec des organisations "terroristes", constituant la dernière vague de purges depuis le coup d'Etat avorté de 2016.

L'ambassade de Turquie à Washington a qualifié samedi de "ridicules" les allégations selon lesquelles la Turquie aurait offert plusieurs millions de dollars aux Etats-Unis en échange de l'extradition du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch manqué de 2016.

L'ambassade américaine à Ankara a annoncé dimanche la suspension immédiate de la délivrance de visas, hors visas d'immigration, dans toutes les missions diplomatiques américaines en Turquie, sur fonds de tensions liées à l'arrestation d'un employé du consulat d'Istanbul mercredi.