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Les personnes dont le statut de réfugié sera reconnu ne pourront plus demeurer de manière permanente en Belgique, mais uniquement cinq ans, selon un projet de réforme du gouvernement qui doit être approuvé vendredi par le conseil des ministre, écrit De Tijd.

On a beaucoup parlé de la crise des migrants, de la crise de l'accueil et du parc Maximilien. S'il faut saluer l'immense élan de solidarité à l'égard des réfugiés, il convient de s'interroger sur la source de la crise, ses conséquences et ses raisons politiques.

Angela Merkel a surpris tout le monde la semaine passée avec son idée, en apparence généreuse, d'accueillir 800.000 voire 1 million de réfugiés rien que cette année et autant l'an prochain. Quelques jours plus tard, elle demandait à son ministre de l'Intérieur la fermeture de la frontière avec l'Autriche. Submergée, Munich rendait les armes.

Le premier rapport de Myria (Centre fédéral Migration) montre que le flux de migrants commençait à diminuer quand la crise irako-syrienne de l'asile a atteint la Belgique.

L'Office des Etrangers (OE) travaillera également le week-end, à partir de samedi, pour procéder aux entretiens avec les demandeurs d'asile qui sont arrivés en masse ces dernières semaines, a indiqué jeudi le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, en marge de la présentation des chiffres de la migration en Belgique.

Face à l'afflux de demandeurs d'asile aux portes de l'Office des Etrangers, la Ville de Bruxelles a décidé d'installer à partir de mercredi des tentes ouvertes faisant fonction d'abri d'urgence ainsi que de l'équipement sanitaire provisoire, a annoncé mardi le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur, à l'agence Belga. Selon M. Mayeur, plus de 1.000 réfugiés se pressaient lundi devant l'Office des Etrangers pour déposer une demande d'asile ouvrant de facto le droit à l'accueil.