Tout sur F-16

Le gouvernement fédéral est désormais en mesure de prendre une décision définitive sur le choix du prochain avion de combat de l'aviation militaire belge. Un appareil qui devrait voler à partir de 2023 et durant au moins quatre décennies sous les cocardes tricolores rouges, jaunes et noires, qu'il soit américain ou européen.

À en croire une enquête de nos confrères de Knack, il y a cinq ans, la Belgique a promis à OTAN d'acheter des chasseurs furtifs. Du coup, le F-35 est le seul candidat valable au remplacement du F-16.

L'avion de combat Eurofighter, produit par le consortium européen éponyme, sera moins cher à l'achat que le montant fixé par le gouvernement belge pour 34 nouveaux chasseurs, mais également nettement moins coûteux à l'utilisation que prévu par le ministère de la Défense, a indiqué mercredi un responsable de la société britannique BAE Systems.

"Sur la base des informations d'aujourd'hui, il n'y aura pas de décision sans que l'entière clarté soit faite sur le processus de décision et les différentes options possibles", a indiqué jeudi à la Chambre le premier ministre Charles Michel au sujet de la retenue présumée d'informations de la part de militaires gradés permettant la prolongation, au moins partielle, des avions de chasse F-16.

Quand un F-16 décolle de la base de Florennes, il quitte généralement le ciel belge dans les six minutes. Son successeur ne sera sans doute pas plus lent à se trouver hors du pays.

Le gouvernement belge, qui connaîtra ce mercredi les "meilleures offres finales" des agences représentant le F-35 américain et l'Eurofighter européen pour succéder aux F-16 belges vieillissants, ne sera pas obligé de choisir entre ces deux offres, a souligné le député MR Richard Miller sur les ondes de Bel RTL.

Le 14 février, Américains et Britanniques remettent leur offre finale pour le remplacement des F-16 belges. Le dossier embarrasse Charles Michel et le MR, tentés par la contre-proposition française. Une nouvelle bombe communautaire ?

Le gouvernement fédéral poursuit l'analyse juridique de la proposition française de "partenariat stratégique" fondé sur l'avion de combat Rafale pour succéder aux F-16 vieillissants, a affirmé lundi le Premier ministre Charles Michel, sans s'engager sur la moindre échéance pour une décision d'approbation ou de rejet.

La ministre française des Armées Florence Parly, a assuré avoir "toujours bon espoir" de convaincre le gouvernement belge d'acheter ses avions de combat Rafale, malgré l'hostilité affichée à l'offre française du ministre belge de la Défense.

Dans l'actuel contexte stratégique, le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont tout intérêt à examiner sérieusement, et de façon conjointe, l'offre de partenariat formulée par la France en marge de la réunion européenne qui s'est tenue ce jeudi 7 septembre à Tallinn (Estonie).

Le gouvernement belge a accusé réception vendredi de l'offre française d'acquérir des chasseurs Rafale dans le cadre d'un partenariat plus large entre les deux pays, et va désormais en "examiner le statut juridique", a appris l'AFP de source officielle.

D'un "marché du siècle" à cinq concurrents, il n'en reste déjà plus que trois ! Les Suédois, qui proposaient le Saab Gripen pour remplacer les vieux F-16 belges, renoncent à répondre à l'appel d'offres adressé en mars dernier par la Défense.