Tout sur Europe

L'arrêt récent de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe sur la politique monétaire européenne suscite de nombreux commentaires. De fait, ses implications sont énormes. Elles couvrent les pouvoirs de la Banque centrale européenne (BCE), mais aussi le rôle de la Cour européenne de justice (CEJ), et encore les pouvoirs du juge en matière économique. D'autres aspects, tout à fait neufs, sont toutefois moins soulignés.

Un "pilier important" de l'instrument de relance présenté mercredi par la Commission européenne, qui doit aider les 27 Etats membres à se relever de la crise du coronavirus sans que cela ne crée de déséquilibres importants entre eux, sera le nouveau programme lié à la santé, baptisé "EU4Health". Avec ses 9,4 milliards d'euros, il représente un investissement bien plus conséquent que les 413 millions initialement prévus pour un volet santé du Fonds social européen plus.

Coup de tonnerre sous le ciel étoilé : dans l'Hexagone, c'est le "non" qui l'a emporté. "Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?" demandait-on aux Français. La réponse est sans équivoque : 54,68 % des votants le rejettent. Une faible majorité ? Pas tant que ça. Surtout que le pays figure parmi les pionniers de la construction européenne. Que la ratification de ce traité ne devait être qu'une formalité. Et qu'un an plus tôt, personne ne s'y opposait.

Au bon vieux temps du confinement... Accablés de critiques depuis quelques semaines, les politiques en viendraient à regretter la première phase de la crise sanitaire où la peur du virus et la sidération face à sa propagation rapide facilitaient l'adoption et l'application de mesures poursuivant un objectif commun : rester chez soi, pratiquer les gestes barrières élémentaires, maintenir le système hospitalier hors de l'eau et continuer à faire fonctionner le pays avec les personnes les plus indispensables, qui n'étaient pas nécessairement celles qu'on disait l'être.

Avec la crise du coronavirus, les habitudes de vacances de nombreux Belges ont fait le choix de vacances locales. Cela doit permettre de repenser le tourisme wallon et particulièrement ardennais de manière durable et moderne. Sans tabou.

L'Italie pousse à une reprise coordonnée des déplacements en Europe le 15 juin, qui pourrait devenir le "D-Day" du tourisme, a indiqué lundi soir son ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

Société familiale française spécialisée dans les produits de beauté et les parfums haut de gamme, Sisley affronte la crise du coronavirus dans un esprit de solidarité. Avec le personnel soignant mais aussi ses collaborateurs, ses fournisseurs et son environnement économique. Son PDG Philippe d'Ornano a le regard tourné vers un autre futur possible.

Les Etats-Unis courent à la catastrophe, en raison de l'absence de stratégie fédérale contre la pandémie, d'assurance-santé pour tous, et de leur mépris pour le changement climatique, a indiqué à l'AFP le philosophe américain Noam Chomsky, considéré comme l'un des pères de la linguistique moderne.