Tout sur Erika Vlieghe

L'infectiologue et présidente du GEMS - le groupe d'experts sanitaires qui conseille les autorités - Erika Vlieghe considère la situation sanitaire du Portugal tout aussi préoccupante que celle de l'Inde, du Brésil et de l'Afrique du Sud. Dans ces pays, des variants du coronavirus sont à présent dominants et l'épidémie gagne du terrain, a-t-elle souligné vendredi dans l'émission "De Ochtend" sur Radio 1.

Un Belge sur trois aurait préféré que les mesures sanitaires soient assouplies plus lentement qu'elles ne l'ont été en juin. C'est l'un des résultats surprenants de l'enquête corona menée par Le Vif et Knack, en collaboration avec le bureau d'études Kantar. Les Belges sont toujours inquiets.

Certains virologues estiment que les assouplissements annoncés pour le 9 juin arrivent trop tôt. "Il aurait fallu attendre encore un mois et demi, voire deux", selon le virologue Marc Van Ranst. Doit-on mettre un frein au déconfinement ?

L'augmentation des hospitalisations pour le Covid-19 est bien moins rapide qu'anticipé, ressort-il d'un courrier qui a été adressé aux directions d'hôpitaux. C'est pourquoi le passage à la phase 1b, au cours de laquelle davantage de lits doivent réservés pour les patients traités pour le Covid-19, est reporté d'une semaine, rapportent Het Laatste Nieuws et De Morgen vendredi.

Fin août, le gouvernement de Sophie Wilmès décide de dissoudre le Gees, le groupe d'experts chargé de piloter le déconfinement, avec lequel les rapports ont été compliqués. La Celeval qui lui succède sera, elle, dissoute par Frank Vandenbroucke.

Si tout se passe comme prévu, la plupart des personnes de plus de 65 ans et les groupes à risque seront vaccinées d'ici le mois de mai. Pouvons-nous rêver d'un été sans trop de restrictions ?

L'infectiologue Erika Vlieghe, présidente du Gems (le Groupe d'experts pour la stratégie de gestion du Covid-19), s'inquiète de la décision du Comité de concertation de vendredi de rouvrir les salons de coiffure à partir du 13 février. "Une nette augmentation des contacts est une nette augmentation du risque de propagation", a-t-elle déclaré vendredi dans l'émission Terzake.

De plus en plus de Belges bénéficient d'une protection policière, indique mercredi De Standaard, qui se base sur des chiffres du Centre de crise. Il existe actuellement soixante-dix dossiers de protection policière, pour 144 personnes protégées. C'est une augmentation de 10% par rapport à 2019 et presque un doublement par rapport à 2017.

L'ancienne présidente du GEES, le groupe de travail chargé de la stratégie de déconfinement lors de la première vague de la pandémie de Covid-19 était interrogée par la commission spéciale de la Chambre. La professeure de l'Université d'Anvers a vivement critiqué la structure de décision belge.