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Le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA) a commandité une enquête sur dix écoles francophones de la périphérie bruxelloise pour vérifier qu'elles atteignent bien les compétences finales déterminées par la législation flamande, rapporte De Standaard jeudi.

Deux semaines après la rentrée des classes, certains parents, élèves et membres du personnel s'interrogent encore quant à la gestion de la pandémie Covid-19 en milieu scolaire. Nez qui coule, gorge irritée... Ces symptômes sont communs chez les jeunes élèves, et peuvent rapidement être confondus avec des symptômes du coronavirus. Au grand dam des médecins, qui voient alors pulluler des têtes blondes dans leur cabinet. Finalement, comment doivent agir les établissements quand un élève présente des symptômes ? Le point.

Les deux premières semaines de cours dans les écoles se sont déroulées en code jaune. Depuis le début du mois de septembre, les nouvelles infections de Covid-19 augmentent de nouveau, et pourraient avoir un impact sur les codes couleur de l'enseignement, fait savoir Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

Septante médecins ont demandé au ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts d'abolir le port du masque obligatoire dans les écoles tant pour le corps enseignant que pour les élèves. Ils réclament que le ministre change sa méthode: plus d'obligation du masque, protéger uniquement le groupe à risque et conseiller aux personnes à risques de consulter leur médecin.

Cela fait des années que tout le monde le pense et que certains le dénoncent. L'enseignement, tel qu'il est dispensé aujourd'hui en Belgique francophone, est obsolète. Inadapté. Périmé. Le désintérêt des jeunes en est une preuve. Les scores "peut mieux faire" atteints par les élèves aux études Pisa en est une autre.

La crise du Covid sera-t-elle une parenthèse ou un tournant dans l'histoire de l'enseignement ? Nul ne peut encore le dire. Face aux consignes sanitaires, l'école va pourtant devoir se réinventer à court et moyen terme. Le coronavirus a mis en lumière et exacerbé des problèmes qui lui préexistaient. Mais il peut aussi être une occasion de se débarrasser de ce qui est devenu obsolète.

Ils s'appellent Oscar, Norah ou Quentin. Ils ont entre 15 et 25 ans. On les présente comme la génération sacrifiée. Celle qui, après la crise financière et les attentats, a été confrontée à une pandémie. Celle qui a manqué l'école pendant des mois, celle qui est montrée du doigt quand elle fait la fête, celle qui va devoir affronter un marché du travail en berne. Vrai ?

En matière d'égalité hommes-femme, la plus grande erreur serait de croire que nous avons accompli l'essentiel du chemin. L'éducation de nos enfants reste à bien des égards imprégnée de stéréotypes de genre. Il est temps de bousculer ces codes pour offrir aux femmes et hommes de demain un monde plus juste et plus égalitaire.