Tout sur enseignement

15 % de la population de la Fédération Wallonie-Bruxelles est incapable de lire, ou très mal. Tant parmi les adultes que les enfants. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la situation empire-t-elle ? Comment endiguer le phénomène ? Le Plan lecture présenté ce jeudi par Joëlle Milquet peut-il y contribuer ?

Indigné par les propos de Liesbeth Homans sur les réfugiés, Eddy Desmet, un directeur d'école primaire de Renaix, lui a envoyé un e-mail véhément dans lequel il traite les N-VA de nazis. Son geste lui a valu une suspension provisoire et une plainte de la N-VA. L'information est révélée par le quotidien Het Nieuwsblad.

"Nous allons rédiger une deuxième épreuve qui, si la première a fuité, arrivera numériquement auprès des écoles. Que les élèves ne se réjouissent donc pas: s'il y a des fuites, il y aura bien des examens", a indiqué samedi la ministre de l'Education Joëlle Milquet dans une interview de rentrée donnée à la Libre Belgique et la Dernière Heure.

Qu'attend-on pour sauver l'école ? Au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles comme dans le privé, des projets innovants et concrets ouvrent la voie. L'enquête du Vif/L'Express.

Des congés de carnaval et de Toussaint de deux semaines au lieu d'une seule et des journées plus longues avec plus de temps de repos: voilà les aménagements que propose en substance l'Union francophone des associations de parents de l'Enseignement catholique (UFAPEC).

Il a été professeur dans des quartiers sensibles, adepte des arts martiaux et se mue à l'occasion en pianiste et compositeur. Vincent Cespedes aime l'éclectisme et plus encore peut-être la proximité. Ce philosophe français qui tranche avec ses pairs s'intéresse dans son dernier ouvrage, Oser la jeunesse, aux "nouveaux jeunes" dans une société qui, assure-t-il, ne rate jamais une occasion de les déconsidérer. Pour les sauver du suivisme consumériste ou du manichéisme des islamistes, Vincent Cespedes exhorte à leur réinsuffler l'élan de la passion alors que l'école, "usine à normaliser", n'est plus, selon lui, en mesure de remplir cette mission.

La ministre de l'Education Joëlle Milquet a détaillé vendredi à l'occasion de la rentrée du Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC), la manière dont s'opérera la transition numérique, un des axes du "Pacte pour un Enseignement d'excellence".

Alors que l'enseignement est censé être constitutionnellement gratuit, une année scolaire coûte en moyenne près de mille euros par enfant dans l'enseignement primaire et pas loin des 200 euros dans le maternel, selon une nouvelle enquête publiée mercredi par la Ligue des familles.